Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 16:24
Promenade à Paris, mercredi 14 octobre

                    Exposition à la Pinacothèque

    L'âge d'or Hollandais, de Rembrandt à Vermeer, jusqu'au 7 février 2010

La Hollande, jeune République,née après la Réforme, (1579) réussit grâce à sa puissance commerciale et à un mode de vie plus tolérant, à attirer les écrivains et les penseurs.

L'extension de leur commerce maritime, grâce à des navires rapides, va créer une nouvelle classe de négociants enrichis, des hommes travailleurs, économes, qui vont devenir amateurs d'art et permettre à des générations de peintres de vivre , ou de survivre.

Les sujets se diversifient: on n'est plus seulement dans la peinture religieuse, ou la peinture des grands du siècle, mais dans la peinture de paysages, de scènes de genre comme les fêtes paysannes ou de moments de vie quotidienne, des peintures de monuments , des représentations d'animaux,de marines, des portraits de bourgeois.

Rembrandt et Vermeer eux, refusent de se spécialiser dans un seul type de sujet mais Rembrandt devient le spécialiste du clair-obscur.

Il y avait du monde ce jour là au musée, et surtout un lot de vieilles mamies ronchons, qui n'arrêtaient pas de pester que les gens restaient trop longtemps devant les peintures, tout en racontant leurs vies assez fort pour que tout le monde puisse en profiter.....un peu pénible...

Un premier autoportrait de Karel Dujardin:

 Je suis bluffée comme je l'ai été à Amsterdam, par l'incroyable talent de ces flamands à rendre les textures des tissus et à capter la lumière.

 J'ai beau mettre le nez sur le tableau, je vois bien que chaque millimètre  est d'une nuance différente du millimètre à côté, légèrement plus gris, ou légèrement plus jaune, mais je ne comprends toujours pas.... mais comment fait-il pour peindre aussi bien une lumière qui change en permanence?

Je continue plus loin avec une nature morte Jan Davidsz de Heem, un empilement de livres et de vieux papiers qui semblent sortir du tableau. Tout est prêt à s'écrouler, mais reste figé juste dans l'instant précédent.

Plus loin, le tableau d'un atelier, et là, le mystère s'épaissit: comment fait-on pour peindre la lumière dans un antre aussi obscur?

Un portrait, où un voile de mousseline se pose à peine sur un habit noir.

Quelques Vanités, des natures mortes montrant le temps qui passe et la mort qui arrive: des crânes, des sabliers,..

Un petit tableau composé à partir d'incrustations de jade, de nacre et d'ébène.

Ce qui me surprend également avec les tableaux de cette salle, c'est la fraîcheur des couleurs.

Des bouquets de  fleurs, une nature morte aux huîtres.

Une suite de dessins ensuite.

Des paysages d'hiver peints différemment, moins précis, bien moins lumineux, je passe....

 Dans les salles du bas, des tasses en argent, des carreaux de Delft.

Un marché aux poissons d'Emmanuel de Witte. Là, les coups de brosses sont presque des a plats.

Puis un premier Rembrandt: la décapitation de Jean Baptiste, tellement mal éclairé qu'il est impossible de voir le tableau : tout brille .

D'autres tableaux, des portraits. La puissance simple de Rembrandt. Sa personnalité donne de la force aux personnages qui prennent une densité surprenante.

"La lettre d'amour" de Vermeer. Le travail de la lumière est différent, un peu comme une scène de théâtre sur laquelle on aurait mis des projecteurs aux endroits stratégiques. Le dessin est de nouveau très précis.

Je n'ai pas été enthousiasmée par tout ce que j'ai vu, mais la foule et le lot de gens désagréables qui s'étaient donnés rendez vous ce jour là y sont peut être pour quelque chose...

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : expo
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 17:50

Mercredi 14 octobre 2009                   Promenade à Paris 17°

J'ai testé (gratuitement !) le massage aux pierres de jade chaudes ce matin, dans un institut, 52 rue des dames, derrière le boulevard des Batignolles.

J'ai été accueilli par un charmant jeune homme, très zen, qui m'a expliqué tout d'abord, tout ce qu'il pourrait m'offrir contre espèces sonnantes et trébuchantes dans son institut. 

Il faut savoir être patient quand on veut du gratuit, je l'ai écouté attentivement, en me félicitant d'avoir mis mes jolis sous vêtements en dentelles et de ne pas avoir oublié mon épilation du jour.

Il m'a enfin conduite vers une table de massage. Comme j'avais été brieffé par les copines, je lui ai demandé à aller dans la petite salle tout au fond où on est rudement tranquille, alors que les autres tables sont juste à côté du bureau d'accueil.

Dans la salle, j'ai commencé par shooter dans la lampe posée au sol, quelle idée de laisser traîner ces gros trucs! Le jeune homme n'a pas fait de remarques désobligeantes, mais après la lumière n'arrêtait pas de s'allumer et de s'éteindre. Y aurait-il un lien de cause à effet?

Il m'a expliqué que c'était un massage qui se faisait habillé (zut, alors! bien la peine que je me mette en frais avec mes sous vêtements de dentelles). Je me suis allongée, il m'a donné des écouteurs avec une sorte de musique thibétaine relaxante, et c'était parti pour mes 15 minutes qui en fait ont duré 30!
Ma première impression a été qu'une chenillette de caterpillar était en train de me bousiller le dos: horriblement dur et douloureux... mais gratuit!

Après ça s'est arrangé jusqu'à devenir presque agréable.

A la sortie j'ai eu droit au diagnostic médical : je lui ai montré les deux points les plus douloureux, et il m'a expliqué que j'avais des problèmes de digestion et de circulation.
Ah bon????
Il m'a aussi dit que j'allais me sentir fatiguée d'abord puis en forme après.

Euh..........je n'ai rien vu mais j'ai le dos douloureux ce soir!

Ca tombait mal pour la digestion, moi qui avais prévu d'aller manger dans un libanais juste après!

J'y suis allée quand même et en dessert, j'ai croqué une pomme que j'avais emportée.

 C'est diététique et bon pour la digestion une pomme, non??

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : exotique
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 08:18

Mardi 13 octobre                       Promenade au ciné

Mères et filles, avec Catherine Deneuve, Marina Hands, Marie-Josée Croze

J'ai aimé ce film qui pose des questions mais ne donne pas de réponses et nous renvoie à nos propres vies.
Après le café psycho sur les relations mères-filles, je m'étais dit que ce serait une façon ludique de continuer la réfléxion.

Trois générations de femmes, mais une même question: comment être femme et mère en même temps?

Et en face, trois générations d'hommes: comment trouver sa place d'homme, de mari, de père, dans un monde dont les repères bougent sans cesse, face à des femmes qui ne savent plus où elles en sont.

La grand mère, qui vivait en un temps pas si lointain, où les femmes devaient avoir l'autorisation de leur mari pour ouvrir un compte en banque et pour avoir le droit de travailler,( l'autorisation du mari n'est plus nécessaire seulement depuis 1965)  demande peu de chose: juste ne plus être enfermée dans une maison où elle étouffe, pouvoir comme les femmes de sa famille l'ont fait avant elle, avoir une place de travailleuse dans la société.

Face à elle, un mari qui ne se sent homme que si sa femme ne vit que pour son plaisir, pour réaliser ses désirs: une jolie maison, une jolie femme, des enfants qui la maintiennent emprisonnée à la maison.
Quand elle décide de le quitter, et qu'elle n'est plus là pour faire miroir de sa réussite d'homme, c'est insupportable.

La mère, qui elle, a pu étudier comme le souhaitait sa propre mère, est devenue médecin. Mais elle ne parvient pas à être mère vis à vis de sa fille, si ce n'est dans la critique permanente, dans l'agressivité et le non dit. On sent qu'elle aime sa fille, mais ne sait pas le montrer.

Face à elle, un mari qui assumé la fonction maternante, sans en avoir de reconnaissance, qui est attentif aux autres, aimant, et qui a bien du mal à exister face au reste de la famille.

La fille, qui n'a pas réussi à échapper aux poids des secrets de famille, bien qu'elle ait traversé l'Atlantique pour aller vivre au Canada.
Elle va peut être devenir mère à son tour, si elle décide de garder l'enfant.

Elle est celle qui va lever le secret, qui va bouleverser les places de chacun.
Elle ne sait pas comment être femme, ni comment être mère.

Elle semble bloquée dans sa place de fille qui ne sait pas grandir.

Face à elle, un homme qui n'avait pas prévu d'être père, mais qui finalement est prêt à le devenir si la mère lui laisse prendre cette place. Mais lui ne se sent pas capable d'être un mari dans la vie de la mère.


Tout ce petit monde se croise, se heurte, s'évite,.....jusqu'à la révélation finale qui va faire bouger les certitudes.

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : ciné
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 18:30
Dimanche 4 octobre 2009    Promenade à Brie comte Robert (77)

Découverte de jeux médiévaux pour enfants


En me promenant à la fête médiévale de Brie comte Robert, qui revient tous les premiers week end d'octobre chaque année, j'ai bavardé avec un animateur de l'association Rommelpot de Steennerck près de Lille.

Il présentait deux jeux pour enfants: une sorte de boulier médiéval sur plan qui permet de dénombrer de grands nombres et de faire des opérations de façon simple, et le jeu d'Alquerque.

Le jeu d'Alquerque (les joueurs se placent à gauche et à droite de ce plateau)

J'ai fabriqué ce jeu avec du carton plume, un gros feutre et des gommettes. La rosace du centre est simplement décorative.


Le jeu d'Alquerque est une sorte d'ancêtre du jeu de dames. Les déplacements sont simplifiés puisqu'il n'est pas nécessaire de se repérer sur un damier, mais simplement de suivre des lignes.

Il y a 12 pions par joueur.

Le but du jeu est de prendre le plus possible de pions à l'adversaire en sautant par dessus comme aux dames.

On se déplace sur les segments de droites (un segment à la fois, sauf en cas de prises )  et on peut prendre un pion chaque fois que la place derrière le pion de l'adversaire est libre.

Il est possible de faire des enchaînements de sauts.

La prise est obligatoire.

Le premier pion se déplace en avant, mais pour les déplacements suivants on peut utiliser toutes les directions.

Le boulier médiéval sur plan

Lien pour voir l'explication en images:

sur un parchemin ou une peau de cuir, on trace 4 lignes horizontales.

La première ligne est celles des unités.

La deuxième ligne, celles des dizaines

La troisième ligne, celles des centaines

La quatrième ligne celle des milliers.

Les zones intermédiaires entre chaque ligne correspondent à 5, 50, 500


Chaque fois qu'on a 5 pièces sur une ligne, on les enlève pour les remplacer par une pièce sur la zone intermédiaire ou bien sur la ligne au dessus.


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Par Anne Chabanelle - Publié dans : visites
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 09:10
Jeudi 1° octobre                  Promenade à Paris

Café psycho, les relations mères filles, café de la mairie, place Saint Sulpice

conférence débat organisé par l'association Thérapies Conseil

http://www.psychotherapies.org/Cafe-Psycho.html

Argument:"La partie qui se joue entre une mère et sa fille est déterminante pour le devenir féminin de la fille. la manière dont la mère a négocié les moments cruciaux de sa propre vie, le savoir faire qu'elle a pu acquérir face à une certaine solitude, feront signe pour sa fille.(...)La féminité est incertaine et jamais définitivement acquise."


Voilà ce que j'en ai retenu. Le compte rendu passant au filtre de ma perception étant forcément partiel et partial.

Madame Saada lit un extrait d'une histoire dans laquelle une fille demande à sa mère pourquoi elle coupe des parties de la poitrine de boeuf, avant de la faire cuire.
La mère répond qu'elle le fait parce qu'elle a toujours vu sa mère le faire.

 Elles interrogent ensuite la grand-mère qui répond également qu'elle a toujours vu sa mère procéder ainsi.

Elles poursuivent leur questionnement auprès de l'arrière grand-mère qui explique qu'elle n'a jamais eu de plat assez grand pour mettre une poitrine de boeuf entière dedans.

Cette histoire dit que la femme construit sa féminité dans un contexte familial particulier, et que sa façon d'être, relève des supports d'identification qu'elle a pu rencontrer au cours de sa vie, entre autre ceux des femmes de la famille, et des femmes de sa culture.

Cependant, cette identification n'est pas une simple reproduction à l'identique, chaque femme construit son propre chemin de féminité.

Pourquoi la relation mère fille est elle si difficile?

La relation d'objet

D'après Freud, la fille doit  à la fois construire son attachement à la mère et ensuite se placer en position de rivalité face à sa mère.

C'est dans le lien à la mère que se construit le pulsionnel de l'enfant.

Dès que l'enfant naît , il doit construire une relation d'objet. il passe d'abord par le stade oral (dans sa première année) puis le stade anal (jusqu'à 4 ans).

Si la mère donne le sein avec amour, en l'accompagnant de sourire, de paroles, mais reste par ailleurs une femme désirante qui n'est pas seulement absorbée dans son rôle de mère, la relation d'objet va se construire de façon positive pour la mère et l'enfant.

Si la mère est toute à l'enfant, n'a plus de vie de femme, de vie amoureuse, elle se sentira persécutée si son enfant ne répond pas totalement à ses désirs, s'il ne veut pas manger par exemple ce qu'elle lui a préparé. Cela prépare alors chez l'enfant un terrain favorable aux désordres alimentaires: boulimie, anorexie,...

Pour que se construise une relation d'objet positive, il est nécessaire que la mère imagine les désirs de l'enfant dans un premier temps et y réponde.

Lorsque le bébé pleure, la mère imagine, suppose, une certaine demande de l'enfant:  il a faim, il a trop chaud, il s'ennuie,...

Elle va verbaliser cette demande, et c'est de cette façon là que se construit le langage chez l'enfant.
Si la mère ne parle pas à son enfant, celui-ci a des difficultés à entrer dans la communication et le langage.

Cependant au fur et à mesure que l'enfant grandit, la mère doit lâcher peu à peu cette position de savoir. Elle doit être suffisamment bonne, mais ne pas répondre totalement aux désirs de l'enfant pour laisser un espace dans lequel l'enfant va pouvoir se construire comme sujet séparé de sa mère et non comme une simple extension du corps de sa mère.

L'enfant n'est pas passif dans la relation à la mère: la mère est "interprétée" par la fille, en relation avec l'imaginaire que la fille construit peu  à peu.

L'identité féminine

Ce qui rend la relation mère-fille difficile, c'est la réactivation de la part inssaisissable de la perception de l'identité féminine chez la mère.

L'identité féminine est toujours en question chez une femme, puisque cette identité est différente lorsque la femme a 20 ans, 40 ans , 60 ans.

Une femme n'est jamais rassurée sur son identité féminine, et c'est le regard de l'homme désirant qui aide cette femme à se rassurer sur sa féminité.

La place du père

D'après Freud, la fille constate une similitude entre sa mère et elle: sa mère n'a pas de pénis, et elle non plus.
A ce moment là la fille se tourne vers le père par dépit et déception. Le manque de sa mère reflète son propre manque.
Pour qu'une fille puisse se séparer de sa mère, il faut que la mère l'autorise à jouer ce jeu de séduction avec le père.

Il faut également qu'une fille s'autorise à entrer en rivalité avec sa mère.

Pour que son regard soit constructif, le père doit avoir un regard désirant sur sa fille, mais pas trop.
Si le regard du père est insuffisamment ou trop désirant, cela peut être une des causes de désordres alimentaires ultérieurs.
Même si les parents sont défaillants, il peut toujours y avoir des substituts dans l'entourage de la famille, ou la fille peut trouver des supports d'identification paternelle ou maternelle dans des oeuvres: livres, films, ...

Les sources de conflits entre la mère et la fille

La fille pense que la mère, lorsqu'elle ne répond pas totalement à ses désirs ne peut pas (ou ne veut pas, si elle est dans une attitude persécutive) lui donner tout ce qu'elle désire. Cette frustration nécessaire, peut être à l'origine de conflits.

La mère peut être accusée par sa fille d'avoir le secret de la féminité et de ne pas vouloir le partager.

D'après Freud, pour qu'elle se  détache de sa mère, la fille doit s'imaginer attendre un enfant du père.

Le père doit alors faire comprendre que son amoureuse, c'est sa femme, mais que sa fille aura , elle aussi, des amoureux, plus tard.

Le rôle du père est d'aider sa femme à être une femme, et pas seulement une mère.

Il y a des femmes qui refusent la différence des sexes, ce qui rend alors la construction de la féminité difficile.

Le regard (cf. le stade du miroir de Lacan)

 Quand la mère regarde sa fille, il y a un brouillage d'images, cela  renvoie la mère à son propre corps, et à l'absence de pénis. Elle peut avoir alors des difficultés à regarder le corps de sa fille comme différent du sien.

Or, la fille doit se séparer de sa mère, ne pas être dans l'imitation pour se construire sa propre féminité.
Chaque femme est une énigme pour une autre femme.

Question: Et si le père n'est pas là?

La fille peut construire sa féminité en s'identifiant à des substituts paternels rencontrés dans la famille ou en dehors.
Ce qui est important, ce n'est pas la présence physique du père, mais la façon dont la mère en parle.
Il y a des enfants qui se mettent à une place de "go between", de réparateur entre la mère et le père. Cette place ne les aide pas à construire leur propre vie de façon autonome.

Question : La phase d'opposition?

Cette phase d'opposition entre la fille et la mère est nécessaire. Il faut que la mère supporte l'opposition de sa fille sans se sentir détruite.

Les filles peuvent parfois trouver des substituts maternels contre qui s'opposer: enseignante,....

Question : les mères qui critiquent sans cesse leurs filles?

Cela peut être une reproduction de ce que la mère a subi elle même.
Dans tous les cas, c'est parce que la situation fait miroir pour la mère.

Question: Quand la mère n'a pas de vie amoureuse?

Si la mère parle de son désir passé pour le père, cela introduit la femme dans la mère, et à ce moment là, la parole fait tiers séparateur entre la mère et la fille.
D'autres personnes peuvent être support d'identification pour la fille. On fait évoluer toute notre vie les supports d'identification.

La fille doit sentir que sa mère reste une femme désirante, que ce soit d'un homme ou d'activités. 

Ce qu'il faut éviter c'est que la mère place sa fille à une place de confidente, que ce soit de sa vie amoureuse ou de sa souffrance. La mère n'a pas à se poser en "copine", sinon elle a la tentation d'être "celle qui sait".

Il faut que la fille puisse prendre ses propres décisions et qu'elle puisse se tromper.

Question: quand deux filles sont jalouses?

On peut dire à chaque enfant qu'on ne les aime pas pareil, mais qu'on les aime, chacune différemment.

Question: si la fille voit sa mère se faire battre?

Chez la mère qui est battue, il y a une forme de masochisme. Tout dépend de l'interprétation que la fille va en faire.

Question: Qu'est ce que c'est la solitude dont vous parliez dans l'introduction?

Pour se construire, il faut accepter une certaine part de solitude, accepter de se séparer de l'autre. Si la mère accepte d'avoir une partie d'elle-même qui n'est pas satisfaite, la fille peut se construire sans être dans le ressentiment et sans demander à être totalement satisfaite.

Il est nécessaire que les parents acceptent l'altérité de leurs enfants. Si la mère ne met pas assez de distance, c'est dans ce lien fusionnel entre la mère et la fille qu'il y a le germe de la paranoïa.

Question: la mère qui essaie de séduire le gendre?

Ce serait le pire des incestes, qui attaque la féminité de la fille.

Question: Pourquoi une fille devient-elle lesbienne?

Il n'y a pas de réponse unique: trop d'amour de la mère, pas assez d'amour de la mère, refus du manque, trop d'amour avec le père,.....

Question: quand les mères frappent les filles?

Quand les mères frappent intensément, cela peut être une tentative de se séparer de leur enfant.
Il peut également y avoir des scénarii pervers, ou cela peut être une forme de haine de soi.

 Question: quand la fille devient mère?

Le rôle de l'homme est fondamental pour tirer la mère du côté de la femme et qu'elle ne soit pas seulement une mère.
Si on est tout pour un de ses parents, on cherche dans la vie à être tout pour l'autre. Il y a une part d'abandon qu'il faut accepter de supporter.

Bibliographie:

Freud: article "la féminité" dans "Nouvelles Conférences"

Jean Claude Aguerre, ... (Ouvrage collectif) : "D'une femme à l'autre" Collection Clinique Lacanienne, édition Erès




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Par Anne Chabanelle - Publié dans : conférence
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