Vendredi 21 août 2009
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Août 2009
Promenade à Clamecy, en Bourgogne dans la Nièvre, deuxième partie
lien avec la première partie
Nous continuons notre promenade avec Jean Genois et Daniel Jarreau dans le quartier de Béthléem.
A la place de l'actuelle église, il y avait l'hôpital du Panthénor, construit au 12° siècle, pour soigner les pélerins malades revenant des croisades.
En 1223, lors de la disparition du royaume de Jérusalem et de son évêché , l'Evêque de Jérusalem vient se retirer à Clamecy.
De cet hôpital, il reste une ancienne chapelle, transformée en restaurant après avoir été un dancing, rappellent les dames qui nous accompagnent et qui se souviennent y avoir dansé. Par
égard pour leurs maris présents, elles n'en ont pas dit plus...
Nous retraversons le pont. Au loin on aperçoit un buste étrange. Mais que fait donc Bonaparte ici?
Jean nous raconte que le sieur André Dupin, dit "Dupin l'aîné", famille Dupin dont
j'entendrai beaucoup parler durant le week end, nouveau député de la Nièvre, ouvrit une souscription pour élever une statue à l'inventeur du flottage.
L'invention, n'ayant pas d'inventeur connu, il se résigna à éléver une statue en mémoire de Jean Rouvet, usurier de Paris du temps de Henri
II, au 16° siècle.
Malheureusement, la souscription ne rapporta guère et quand Dupin alla trouver le sculpteur David d'Angers, celui-ci lui répondit que la somme ne pouvait correspondre qu'à un buste et même pas
en bronze.
Dupin étant bien embêté, on raconte que le sculpteur alla lui chercher un vieux buste de Bonaparte dans son arrière boutique, plus vendable pour cause de changement de régime, qu'on arrangerait
un peu et qui ferait bien l'affaire.
Ce buste d'abord placé sur le pont a été relégué maintenant loin de la vue des passants ce qui évite de se poser des questions sur des ressemblances troublantes......
Nous remontons vers la vieille ville, nous nous arrêtons à la "Maison du Tisserand
qui aurait été habitée par Cicéron, le rival en ivrognerie de "l'Oncle Benjamin", popularisé par le roman de Claude Tillier.
Claude Tillier a raconté l'histoire de la vie de son oncle, Benjamin Rathery médecin et grand buveur devant l'éternel, dans son roman. Le livre a été popularisé dans un film avec
Jacques Brel.
Claude Tillier, né à Clamecy en 1801, fils d'un petit entrepreneur de serrurerie,obtint son bac et devint "maître d'études " à Paris. Il partit faire son service militaire,
participa à la guerre d'Espagne, puis revint se marier à Clamecy.
Il ouvrit une école privée, puis écrivit dans un journal d'opposition: l'Indépendant, puis prit la direction d'un journal d'opposition à Nevers, l'Association.
Il y publia en feuilletons "Mon Oncle benjamin" et "Belle Plante et Cornelius".
Il écrivit des pamphlets qui s'en prenaient aux personnes en vue: le juge Paillet, Dupin l'Aîné, le député local, ainsi qu'à la religion et aux institutions.
Il écrivait également des "charivaris", chansons satiriques prenant pour cible une personne précise.
Il semble que l'ancien "Café des colonnes" aujourdhui disparu, en entendait de belles.....
Plus loin , nous arrivons devant la maison natale de Romain Rolland.
Romain rolland, né à Clamecy, est parti terminer ses études à Paris, où il deviendra chargé de conférences sur l'histoire de l'art, à l'Ecole Normale Supérieure. Il écrira plusieurs livres mais
deviendra célèbre avec "Jean Christophe", puis "au dessus de la mêlée" en 1915, alors qu'il habite en Suisse, dans lequel il affiche ses convictions pacifistes.
Il correspond avec Sigmund Freud, qu'il rencontrera. Il écrira également sur Gandhi.
Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1916.
Dans son livre Colas Breugnon, il raconte les contes et la vie quotidienne en Bourgogne.
Il terminera sa vie à Vézelay.
Nous sommes remontés vers la maison natale de Roger de Piles:
secrétaire du marquis de Gournay, il voyagea en Italie, Portugal et
Suède.
Envoyé en mission secrète par Louvois en Hollande, il y sera jugé et condamné à 5 ans de prison.
De retour en France, il prendra le parti des coloristes dans la querelle qui oppose les tenants du dessin à ceux de la couleur.
Il a peint esentiellement des portraits, dont il reste peu de choses et a écrit des livres de théorie sur la peinture.
Nous sommes remontés vers le quartier des notaires, mais je dois dire qu'au 3584° nom de notaire, j'ai décroché, commençant à fantasmer sérieusement sur une bouteille d'eau.......
Une jolie promenade à travers la ville qui s'est continuée par la découverte du site gallo romain de Compierre.
Lien
avec la première partie de la visite de Clamecy
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Par Anne Chabanelle
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Vendredi 21 août 2009
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08:14
août 2009
Promenade historique à Clamecy, dans la Nièvre, en Bourgogne, première partie
Clamecy, et sa médiathèque dirigée par Martine Lemaître, est particulièrement actif dans l'animation culturelle.
La ville organise tous les deux ans le concours national du Pamphlet Claude Tillier (prochaine édition en 2010! A vos plumes!),le Prix Polar des lecteurs de Clamecy, le rallye
polar, gratuit, à travers la ville et bien d'autres manifestations encore.
http://www.vaux-yonne.com/IMG/pdf/Reglement_Concours-3.pdf
Après une tarte fine à l'andouillette, un filet de sandre au beurre blanc et une mousse de cassis à L'Angélus près de la Collégiale saint Martin, une
petite marche s'imposait...
Jean Genois, passionné de l'histoire de Clamecy, s'y est employé avec son compagnon Daniel Jarreau. Après quatre heures de promenade, il ne restait plus une calorie à dépenser....
J'ai pris quelques notes au vol, pas eu le temps de prendre des photos....fallait avancer........il ne me reste plus qu'à y retourner prochainement (Mais non, ce n'est pas un prétexte pour
re-goûter à la mousse de cassis..)
Premier arrêt devant la Collégiale Saint Martin. Elle a été construite par Pierre Cuvée (ou Couvé) sur une première église du 7° siècle dont il ne
reste plus de traces. Le portail et le soubassement ont été restaurés. On peut y voir la vie de Saint Martin scuptée dans la pierre calcaire et, dans le soubassement, les apôtres, Jacques, André,
Barthélémy, Pierre, Paul, Jean, et les douze prophétesses, femmes sachant lire les oracles et les livres.
Sur la gauche du soubassement, des prophétesses annonçent la passion du Christ, on peut y voir là, la récupération de vieux rites païens.
Sur le fronton, on trouve les restes d'un médaillon dans lequel il y a l'inscription Yahvé, en caractères hébraïques.
La tour a été terminée en 1521, le portail en 1530.
Les gargouilles primitives ont été détruites pendant la Révolution Française pour accélérer la destruction de la collégiale en laissant l'eau
s'infiltrer, et après avoir été remplacées par des chêneaux, elles ont été restaurées par Viollet le Duc.
A la place de la mairie, en face de la Collégiale, il y avait le château de Clamecy, l'ensemble de la ville dite médiévale serait plutôt du XVII° siècle.
La place Saint Jean, entre la Collégiale et la mairie, doit son nom à l'ancienne chapelle dont il ne reste que quelques traces derrière le choeur de la Collégiale.
Sur la place, il y a la maison qui abrita la famille Becquerel.
Famille de marchands de bois et de minéralogistes, elle a donné de nombreux scientifiques,(qui n'avaient plus de liens avec Clamecy) dont Antoine Becquerel, qui fit des recherches en
électromagnétisme et électro chimie, Edmond : recherches sur la phosphorescence et fluorescence, et le petit fils et fils des deux premiers: Henri ,découvreur de la radio activité, et dont le nom
est utilisé comme unité de mesure de cette radio activité.
En 1903, Henri Becquerel partagea le prix Nobel de physique, avec Pierre et Marie Curie.
Nous descendons par la rue de la Monnaie, (des escaliers relient la ville haute à la ville basse) et nous arrivons sur une petite place. Une des maisons a un angle en retrait, et dans l'angle, on
voit une statue d'un homme accroupi peut être Saint Eutrope, patron des estropiés,et au dessus de l'entrée, une poutre sculptée.
Place des Victoires, un saint inconnu dans une niche.
Plus loin, la maison De Bèze (ou Debaise/Debèze) théologien protestant.
Une maison à colombages, rue du Puits Marande, puis nous descendons vers l'avenue de la République.
Avant d'être une rue, il y a d'abord eu là un bief (petit canal en pente chargé d'acheminer l'eau vers les roues d'un moulin), puis un canal de 1825 à 1840. Il fut comblé en 1898,
avec les restes des maisons en ruine sur le bord du canal.
A l'entrée de la rue du Pont Chatelain, il y a eu une des portes de la ville.
Rue Marié-Davy, à droite d'une maison à la façade peinte, un balcon en fer forgé sur lequel on voit des gaffes et rames de
mariniers, qui rappellent que Clamecy fut une ville de "flotteurs".
Hippolyte Marié-Davy, malgré ses origines modestes, fut un brillant élève de Normale-Supérieure-sciences. Il inventa une pile qui porte son nom, fut nommé astronome à l'observatoire de Paris,
chargé d'étudier les prévisions météotologiques, puis directeur de l'Observatoire de Montsouris.
Ses recherches sont à l'origine de la création de l'Office National de Météorologie.
Place Emile Zola, près de l'ancien relais de la Poste aux Chevaux, une plaque rappelle la mémoire de la fille d'Emile Zola, Denise Leblond-Zola.
Fille illégitime de Zola, (elle sera légitimée après la mort de l'écrivain), elle écrivit des romans pour enfants, publiés chez Hachette, dans la bibliothèque rose, sous le nom de Denise Aubert :
"Les années heureuses" "Frère de guerre",... puis une biographie de son père "Zola raconté par sa fille"(1931).
Elle épousera Maurice Leblond, radical socialiste, journaliste à L'Aurore où il soutiendra Zola, ami de Jules Renard.
Il sera nommé en 1908, sous préfet à Clamecy où ils habiteront jusqu'en 1914.
Place de la Gravière, nous arrivons devant le magasin de la faïencerie Colas (de la famille du navigateur Alain Colas).
L'entreprise qui n'appartenait pas encore à la famille Colas, a été au départ une fabrique de gamelles en étain pour conserver les repas des ouvriers du bois, les "flotteurs"; on voit une
statue de ces flotteurs avec sa gamelle sur le pont de Béthléem.(Quand je suis passée, il avait perdu sa pipe....)
Ils ont également fabriqué des marteaux pour les "marques" des flotteurs. On retrouve ces marques sur des poutres de la "Maison du Tisserand".
L'entreprise, en dehors des objets de faïence décorée, s'est également spécialisée en 1980 dans la fabrication de fèves pour les galettes des rois.
Les décors des faïences sont très légers, ornés de fleurs et d'oiseaux.
Au milieu du 19° siècle, ce quartier s'appelait le quartier de la Gravière, et c'était un quartier d'îles. Le pont n'était pas exactement à son emplacement actuel, mais dans l'axe de la
rue qui s'appelait la Grande Rue de Béthléem (rue Marié Davy), que les anciens de Clamecy appellent encore "la grande rue".
La crue de 1836 a emporté le pont qui était partiellement en bois et il fut reconstruit un peu plus loin pour ne pas gêner l'industrie du flottage.
A Clamecy, arrivaient les bois du Morvan qui, débités en bûches de 1m 14 de long, flottaient jusqu'à Paris en demi ou quart de train, pour servir de bois de chauffage à la capitale.
Il se passait 5 ans au moins avant que le bois acheté sur pied dans le Morvan n'arrive à Paris.
En 1810, la baisse de niveau de l'Yonne, les intempéries et les guerres napoléoniennes ont fragilisé l'économie du bois. Les marchands de bois demandèrent à la ville de Paris de payer son
bois d'avance, ce qui obligea la capitale à prendre un emprunt.
Le bois, combustible domestique, mais également industriel, était indispensable à l'économie.
On assemblait les bûches flottées à Clamecy avec des branches de bois torsadées, les "rouettes"qui gonflaient et se resserraient solidement pendant le flottage. Ces assemblages servaient de
"radeaux" et étaient démontés à Paris, ce qui évitait un transport coûteux par bateau.
Chaque bûche était marquée et la plupart avaient plusieurs marques montrant les propriétaires successifs.
Il en arrivait de tous les coins du Morvan. Chaque ruisseau dont le débit était suffisant pour entraîner les buches, était mis à profit, et des étangs dont on "lâchait" l'eau permettaient de
réguler le niveau de l'eau.
Le bois était prioritaire sur la rivière, les moulins et les paperies devaient s'arrêter de fonctionner pour le laisser passer, et recevaient ensuite une indemnité proportionnelle aux nombres
de jours d'arrêt.
L'industrie du flottage s'est arrêtée au XIX°siècle, le charbon puis le gaz remplaçant le bois.
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Par Anne Chabanelle
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Mardi 18 août 2009
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/2009
07:45
Promenade au Mont Dore, le funiculaire du Capucin
Partis pour aller ailleurs, nous avons bifurqué vers le funiculaire du Capucin et décidé d'aller faire un tour en hauteur.
Malheureusement, nous étions en sandales et nous avons donc pris l'aller et retour. Il est possible de ne prendre que l'aller avec le funiculaire du Capucin et de faire le retour par le
chemin. (On peut aussi faire l'aller et le retour à pied, question de courage! )
Le funiculaire du Capucin est le plus vieux funiculaire de France et il est classé monument historique.
Il est ouvert de mai à septembre.
Le funiculaire du Capucin a d'abord été ouvert pour les curistes qui venaient bénéficier des vertus des huit sources d'eaux chaudes, connues depuis les gaulois et remises à la mode au XVII°
siècle.
Les premiers thermes sont construits au Mont Dore dès 1817 et la promenade dans la forêt de sapins du Capucin complète la cure.
Le funiculaire du Capucin est à voie unique et à croisement central.
Il est achevé en 1898. Comme il n'y avait pas l'électricité en ville, des ingénieurs suisses construisirent une retenue d'eau sur la Dordogne et une usine hydroélectrique pour alimenter le
funiculaire en courant continu.
Il y avait à l'origine trois compartiments de 2° classe ouverts et un compartiment 1° classe fermé à vitres coulissantes et sièges de cuir.
La pente est rude et impressionnante, et j'ai commencé à regretter d'avoir repris du riz à midi.
Je voyais déjà les gros titres de la Montagne le lendemain: "Les 100 grammes fatidiques: elle a repris du riz et le funiculaire n'a pas supporté la surcharge, 41 morts!"
En haut, on peut s'amuser sur un parcours d'accro-branches, si on est courageux. Nous sommes seulement aller admirer le paysage sur un sentier.
Claude est allé parlementer avec l'autochtone. Ils ont échangé des informations sur la nourriture, et il a tenté de troquer des "coucougnettes"
(bonbons) et du saucisson de sanglier, contre de la dentelle au carreau et du Bougnat Cola (véridique! ça existe! ils ont osé!)
Quelques aperçus de la gastronomie locale:
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Par Anne Chabanelle
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Mardi 18 août 2009
2
18
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/2009
06:59
Août 2009 Promenade en Auvergne,
Le musée de la Toinette, à Murat le Quaire, près du Mont Dore
C'est dans la Ferme de la Toinette, qu'une association a installé une sorte d'éco musée, retraçant la vie de la Toinette,
paysanne du XIX e siècle à Murat le Quaire.
Sur les pelouses, on trouve de vieilles machines agricoles, très rouillées.
Les photos du musée de la Toinette n'étaient pas autorisées à l'intérieur, tant pis....
Dans une grange près de la maison de la Toinette, l'association a regroupé par thèmes des outils représentatifs des travaux des paysans à la maison ou aux champs.
La lessive avec des planches à laver, cuve ou "bacholle"
la cueillette avec des peignes à myrtilles, des piochons, plantoirs.
un atelier de menuiserie
le travail du fer: enclumes, marteaux,...
Sous des panneaux qu'il faut soulever, on trouve des affichettes pédagogiques montrant les outils dans des scénettes: la transformation du lait, les moissons, ....
Quelques citations, dont une d'Alexandre Vialatte que j'ai particulièrement aimée:
"L'auvergnat ne sait pas se contenir: lâché sur son champ, il le laboure, il le harcèle, il fait pousser le seigle sur la lave et le trèfle sur le granit."
La visite de la maison de la Toinette commence par la salle commune près de l'étable.
Une voix raconte la vie quotidienne de la Toinette, les différentes parties sont éclairées progressivement.
Nous passons de salles en salles, et avec le même procédé, on découvre la suite de la vie de la Toinette, chez elle, chez son notaire, ses voisins, avec ses joies et ses peines.
La visite du musée de la Toinette est intéressante, bien pensée, et permet l'échange de souvenirs entre générations.
Nous allons ensuite dans la grange de Julien, où on nous raconte le retour au pays de Julien, ouvrier licencié dans le nord de la France qui essaie de se reconstruire en aménageant une
grange à Murat le Quaire.
C'est la partie la moins convaincante de la visite.
On est dans le conte de fées et pas dans une présentation réelle de la vie quotidienne en Auvergne de nos jours.
On se demande bien où ce pauvre Julien qui a été licencié peut trouver l'argent des matériaux pour transformer sa grange en maison d'habitation, et si, lorsqu'il fait des travaux
pour les voisins, il est dans le cadre d'une micro entreprise, du travail au noir,????
C'est techniquement bien fait, mais économiquement peu crédible.
La représentation d'une vie idyllique dans les campagnes est si peu convaincante que Laure, qui s'ennuie souvent au Mont Dore, a conclu en disant : "Qu'est ce qu'on s'éclate chez les
bouseux!"
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Par Anne Chabanelle
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Mardi 18 août 2009
2
18
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/2009
06:11
Promenade de Fontainebleau à Melun, 17
km, 1 heure 30 ..........
Ce jour là, j'avais rendez vous avec Sophie à Fontainebleau pour nous
retrouver autour d'un dîner et échanger toutes les bavasseries qui s'étaient accumulées depuis le dernier rendez vous.
J'ai donc pris ma petite voiture, très largement en avance, pour avoir le temps de faire une petite course dans un supermarché avant.
A la sortie de Melun, les ennuis ont commencé: une longue file de voitures qui n'avançaient pas. Eh oui, les travaux d'été qui frappent ici comme partout
Je commence à pester, j'essaie en vain d'empêcher un resquilleur de me couper le passage, mais c'est ma carosserie ou
mon sentiment d'être dans mon droit.
Je vote pour la préservation de ma carosserie.....
J'attrape un chariot, j'évite quelques acheteurs imprudents, je repars sur les chapeaux de roues, et je prie le ciel pour que Sophie soit en retard comme d'habitude, parce que le timing
devient sérré.
Direction Fontainebleau, mais le détour a fait que ce n'est pas par mon chemin habituel....
Il faut aller à gauche et ........impossible de tourner à gauche... l'oeil fixé sur la ville, je n'ai pas vu le panneau qui disait d'aller à droite pour tourner à gauche..
Pas grave! je fais le tour de l'obélisque et je reviendrai par le bon côté.
Mais là, une foultitude de panneaux ont subitement poussé et impossible de trouver le bon....
Pas grave!! je vais reprendre par la forêt et je
trouverai bien une route transversale pour rejoindre le centre ville.
Pas de route transversale.....
Je guette en vain et je ne
sais pourquoi, il me semble entendre des rires pas très loin......
Après une demi heure de
route, je me retrouve là où j'étais une heure plus tôt, devant le panneau Melun....
Entre temps, Sophie a eu le temps de téléphonner pour me dire qu'elle serait en retard.....puis de me re téléphonner pour me demander pourquoi, moi, j'étais encore plus en retard
qu'elle......
Je suis partie à 18h, et il est 19h 30 quand j'arrive enfin au lieu de rendez vous.
Sophie regarde mes mains vides et me demande où sont les deux fascicules que je devais lui apporter pour qu'elle termine le mémoire qu'elle doit rendre dans deux jours........
Les fascicules????? Oups!
J'ai oublié...........bouhhhhhhhhhhhh
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Par Anne Chabanelle
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