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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 13:55

Août 2009

Promenade à Clamecy, en Bourgogne dans la Nièvre, deuxième partie

                                     
   lien avec la première partie


Nous continuons notre promenade avec Jean Genois et Daniel Jarreau dans le quartier de Béthléem.

A la place de l'actuelle église, il y avait l'hôpital du Panthénor, construit au 12° siècle, pour soigner les pélerins malades revenant des croisades.

En 1223, lors de la disparition du royaume de Jérusalem et de son évêché , l'Evêque de Jérusalem vient se retirer à Clamecy.

De cet hôpital, il reste une ancienne chapelle, transformée en restaurant après avoir été un dancing, rappellent les dames qui nous accompagnent et qui se souviennent y avoir dansé. Par égard pour leurs maris présents, elles n'en ont pas dit plus...

Nous retraversons le pont. Au loin on aperçoit un buste étrange. Mais que fait donc Bonaparte ici?

Jean nous raconte que le sieur André Dupin, dit "Dupin
l'aîné", famille Dupin dont j'entendrai beaucoup parler durant le week end,  nouveau député de la Nièvre, ouvrit une souscription pour élever une statue à l'inventeur du flottage.

L'invention, n'ayant pas d'inventeur connu, il se résigna à éléver une statue en
mémoire de Jean Rouvet, usurier de Paris du temps de Henri II, au 16° siècle.

Malheureusement, la souscription ne rapporta guère et quand Dupin alla trouver le sculpteur David d'Angers, celui-ci lui répondit que la somme ne pouvait correspondre qu'à un buste et même pas en bronze.

Dupin étant bien embêté, on raconte que le sculpteur alla lui chercher un vieux buste de Bonaparte dans son arrière boutique, plus vendable pour cause de changement de régime, qu'on arrangerait un peu et qui ferait bien l'affaire.

Ce buste d'abord placé sur le pont a été relégué maintenant loin de la vue des passants ce qui évite de se poser des questions sur des ressemblances troublantes......

Nous remontons vers la vieille ville, nous nous arrêtons à la "Maison du Tisserand
qui aurait été habitée par Cicéron, le rival en ivrognerie de "l'Oncle Benjamin", popularisé par le roman de Claude Tillier.

Claude Tillier a raconté l'histoire de la vie de son oncle, Benjamin Rathery médecin et grand buveur devant l'éternel, dans son roman. Le livre a été popularisé dans un film avec Jacques Brel.

Claude Tillier, né à Clamecy en 1801, fils d'un petit entrepreneur de serrurerie,obtint son bac et devint "maître d'études " à Paris.  Il partit faire son service militaire,
 participa à la guerre d'Espagne, puis revint se marier à Clamecy.

 Il ouvrit une école privée, puis écrivit dans un journal d'opposition: l'Indépendant, puis prit la direction d'un journal d'opposition à Nevers, l'Association.
Il y publia en feuilletons "Mon Oncle benjamin" et "Belle Plante et Cornelius".

Il écrivit des pamphlets qui s'en prenaient aux personnes en vue: le juge Paillet, Dupin l'Aîné, le député local, ainsi qu'à la religion et aux institutions.
Il écrivait également des "charivaris", chansons satiriques prenant pour cible une personne précise.

Il semble que l'ancien "Café des colonnes" aujourdhui disparu, en entendait de belles.....

Plus loin , nous arrivons devant la maison natale de Romain Rolland.

Romain rolland, né à Clamecy, est parti terminer ses études à Paris, où il deviendra chargé de conférences sur l'histoire de l'art, à l'Ecole Normale Supérieure. Il écrira plusieurs livres mais deviendra célèbre avec "Jean Christophe", puis  "au dessus de la mêlée" en 1915, alors qu'il habite en Suisse, dans lequel il affiche ses convictions pacifistes.

Il correspond avec Sigmund Freud, qu'il rencontrera. Il écrira également sur Gandhi.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1916.

Dans son livre Colas Breugnon, il raconte les contes et la vie quotidienne en Bourgogne.
Il terminera sa vie à Vézelay.


Nous sommes remontés vers la maison natale de Roger de Piles:
secrétaire du marquis de Gournay, il voyagea en Italie, Portugal et Suède.

Envoyé en mission secrète par Louvois en Hollande, il y sera jugé et condamné à 5 ans de prison.

De retour en France, il prendra le parti des coloristes dans la querelle qui oppose les tenants du dessin à ceux de la couleur.

Il a peint esentiellement des portraits, dont il reste peu de choses et a écrit des livres de théorie sur la peinture.

Nous sommes remontés vers le quartier des notaires, mais je dois dire qu'au 3584° nom de notaire, j'ai décroché, commençant à fantasmer sérieusement sur une bouteille d'eau.......

Une jolie promenade à travers la ville qui s'est continuée par la découverte du site gallo romain de Compierre.

                    Lien avec la première partie de la visite de Clamecy

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : visites
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 08:14
août 2009  
   
      Promenade historique à Clamecy, dans la Nièvre, en Bourgogne, première partie


Clamecy, et sa médiathèque dirigée par Martine Lemaître, est particulièrement actif dans l'animation culturelle.

 La ville organise tous les deux ans le concours national du Pamphlet Claude Tillier (prochaine édition en 2010!  A vos plumes!),le Prix Polar des lecteurs de Clamecy, le rallye polar, gratuit, à travers la ville et bien d'autres manifestations encore.




http://www.vaux-yonne.com/IMG/pdf/Reglement_Concours-3.pdf

Après une tarte fine à l'andouillette, un filet de sandre au beurre blanc et une mousse de cassis à L'Angélus près de la Collégiale saint Martin, une petite marche s'imposait...

Jean Genois, passionné de l'histoire de Clamecy, s'y est employé avec son compagnon Daniel Jarreau. Après quatre heures de promenade, il ne restait plus une calorie à dépenser....

J'ai pris quelques notes au vol, pas eu le temps de prendre des photos....fallait avancer........il ne me reste plus qu'à y retourner prochainement (Mais non, ce n'est pas un prétexte pour re-goûter à la mousse de cassis..)

Premier arrêt devant la Collégiale Saint Martin. Elle a été construite par Pierre Cuvée (ou Couvé) sur une première église du 7° siècle dont il ne reste plus de traces. Le portail et le soubassement ont été restaurés. On peut y voir la vie de Saint Martin scuptée dans la pierre calcaire et, dans le soubassement, les apôtres, Jacques, André, Barthélémy, Pierre, Paul, Jean, et les douze prophétesses, femmes sachant lire les oracles et les livres.

Sur la gauche du soubassement, des prophétesses annonçent la passion du Christ, on peut y voir là, la récupération de vieux rites païens.
Sur le fronton, on trouve les restes d'un médaillon dans lequel il y a l'inscription Yahvé, en caractères hébraïques.
La tour a été terminée en 1521, le portail en 1530.

Les gargouilles primitives ont été détruites pendant la Révolution Française pour accélérer la destruction de la collégiale en laissant l'eau s'infiltrer, et après avoir été remplacées par des chêneaux, elles ont été restaurées par Viollet le Duc.
A la place de la mairie, en face de la Collégiale, il y avait le château de Clamecy, l'ensemble de la ville dite médiévale serait plutôt du XVII° siècle.

La place Saint Jean, entre la Collégiale et la mairie, doit son nom à l'ancienne chapelle dont il ne reste que quelques traces derrière le choeur de la Collégiale.
Sur la place, il y a la maison qui abrita la famille Becquerel.

Famille de marchands de bois et de minéralogistes, elle a donné de nombreux scientifiques,(qui n'avaient plus de liens avec Clamecy) dont Antoine Becquerel, qui fit des recherches en électromagnétisme et électro chimie, Edmond : recherches sur la phosphorescence et fluorescence, et le petit fils et fils des deux premiers: Henri ,découvreur de la radio activité, et dont le nom est utilisé comme unité de mesure de cette radio activité.
En 1903, Henri Becquerel partagea le prix Nobel de physique, avec Pierre et Marie Curie.

Nous descendons par la rue de la Monnaie, (des escaliers relient la ville haute à la ville basse) et nous arrivons sur une petite place. Une des maisons a un angle en retrait, et dans l'angle, on voit une statue d'un homme accroupi peut être Saint Eutrope, patron des estropiés,et au dessus de l'entrée, une poutre sculptée.
Place des Victoires, un saint inconnu dans une niche. 

Plus loin, la maison De Bèze (ou Debaise/Debèze) théologien protestant.
Une maison à colombages, rue du Puits Marande, puis nous descendons vers l'avenue de la République.

Avant d'être une rue, il y a d'abord eu là un bief (petit canal en pente chargé d'acheminer l'eau vers les roues d'un moulin), puis un canal de 1825 à 1840. Il fut comblé en 1898, avec les restes des maisons en ruine sur le bord du canal.

A l'entrée de la rue du Pont Chatelain, il y a eu une des portes de la ville.

Rue Marié-Davy, à droite d'une maison à la façade peinte, un balcon en fer forgé sur lequel on voit des gaffes et rames de mariniers, qui rappellent que Clamecy fut une ville de "flotteurs".

Hippolyte Marié-Davy, malgré ses origines modestes, fut un brillant élève de Normale-Supérieure-sciences. Il inventa une pile qui porte son nom, fut nommé astronome à l'observatoire de Paris, chargé d'étudier les prévisions météotologiques, puis directeur de l'Observatoire de Montsouris.

 Ses recherches sont à l'origine de la création de l'Office National de Météorologie.

Place Emile Zola, près de l'ancien relais de la Poste aux Chevaux, une plaque rappelle la mémoire de la fille d'Emile Zola, Denise Leblond-Zola.

Fille illégitime de Zola, (elle sera légitimée après la mort de l'écrivain), elle écrivit des romans pour enfants, publiés chez Hachette, dans la bibliothèque rose, sous le nom de Denise Aubert : "Les années heureuses" "Frère de guerre",... puis une biographie de son père "Zola raconté par sa fille"(1931).

Elle épousera Maurice Leblond, radical socialiste, journaliste à L'Aurore où il soutiendra Zola, ami de Jules Renard.

Il sera  nommé en 1908, sous préfet à Clamecy où ils habiteront jusqu'en 1914.

Place de la Gravière, nous arrivons devant le magasin de la faïencerie Colas (de la famille du navigateur Alain Colas).

L'entreprise qui n'appartenait pas encore à la famille Colas,  a été au départ une fabrique de gamelles en étain pour conserver les repas des ouvriers du bois, les "flotteurs"; on voit une statue de ces flotteurs avec sa gamelle sur le pont de Béthléem.(Quand je suis passée, il avait perdu sa pipe....)

Ils ont également fabriqué des marteaux pour les "marques" des flotteurs. On retrouve ces marques sur des poutres de la "Maison du Tisserand".

L'entreprise, en dehors des objets de faïence décorée,  s'est également spécialisée en 1980 dans la fabrication de fèves pour les galettes des rois.
 Les décors des faïences sont très légers, ornés de fleurs et d'oiseaux.

Au milieu du 19° siècle, ce quartier s'appelait le quartier de la Gravière, et c'était un quartier d'îles. Le pont n'était pas exactement à son emplacement actuel, mais dans l'axe de la rue qui s'appelait la Grande Rue de Béthléem (rue Marié Davy), que les anciens de Clamecy appellent encore "la grande rue".

La crue de 1836 a emporté le pont qui était partiellement en bois et il fut reconstruit un peu plus loin pour ne pas gêner l'industrie du flottage.

A Clamecy, arrivaient les bois du Morvan qui, débités en bûches de 1m 14 de long, flottaient jusqu'à Paris en demi ou quart de train, pour servir de bois de chauffage à la capitale.
Il se passait 5 ans au moins avant que le bois acheté sur pied dans le Morvan n'arrive à Paris.
En 1810, la baisse de niveau de l'Yonne, les intempéries et les guerres napoléoniennes ont fragilisé l'économie du bois. Les marchands de bois demandèrent à la ville de Paris de payer son bois d'avance, ce qui obligea la capitale à prendre un emprunt.

 Le bois, combustible domestique, mais également industriel, était indispensable à l'économie.
On assemblait les bûches flottées à Clamecy avec des branches de bois torsadées, les "rouettes"qui gonflaient et se resserraient solidement pendant le flottage. Ces assemblages servaient de "radeaux" et étaient démontés à Paris, ce qui évitait un transport coûteux par bateau.

Chaque bûche était marquée et la plupart avaient plusieurs marques montrant les propriétaires successifs.
Il en arrivait de tous les coins du Morvan. Chaque ruisseau dont le débit était suffisant pour entraîner les buches, était mis à profit, et des étangs dont on "lâchait" l'eau permettaient de réguler le niveau de l'eau.
           
Le bois était prioritaire sur la rivière, les moulins et les paperies devaient s'arrêter de fonctionner pour le laisser passer, et recevaient ensuite une indemnité proportionnelle aux nombres de jours d'arrêt.

L'industrie du flottage s'est arrêtée au XIX°siècle, le charbon puis le gaz remplaçant le bois.


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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 07:45

Promenade au Mont Dore, le funiculaire du Capucin

Partis pour aller ailleurs, nous avons bifurqué vers le funiculaire du Capucin et décidé d'aller faire un tour en hauteur.


Malheureusement, nous étions en sandales et nous avons donc pris l'aller et retour. Il est possible de ne prendre que l'aller avec le funiculaire du Capucin et de faire le retour par le chemin. (On peut aussi faire l'aller et le retour à pied, question de courage! )

Le funiculaire du Capucin est le plus vieux funiculaire de France et il est classé monument historique.
Il est ouvert de mai à septembre.

Le funiculaire du Capucin a d'abord été ouvert pour les curistes qui venaient bénéficier des vertus des huit sources d'eaux chaudes, connues depuis les gaulois et remises à la mode au XVII° siècle.
Les premiers thermes sont construits au Mont Dore dès 1817 et la promenade dans la forêt de sapins du Capucin complète la cure.



Le funiculaire du Capucin est à voie unique et à croisement central.
Il est achevé en 1898. Comme il n'y avait pas l'électricité en ville, des ingénieurs suisses construisirent une retenue d'eau sur la Dordogne et une usine hydroélectrique pour alimenter le funiculaire en courant continu.
Il y avait à l'origine trois compartiments de 2° classe ouverts et un compartiment 1° classe fermé à vitres coulissantes et sièges de cuir.

La pente est rude et impressionnante, et j'ai commencé à regretter d'avoir repris du riz à midi.
Je voyais déjà les gros titres de la Montagne le lendemain: "Les 100 grammes fatidiques: elle a repris du riz et le funiculaire n'a pas supporté la surcharge, 41 morts!"

En haut, on peut s'amuser sur un parcours d'accro-branches, si on est courageux. Nous sommes seulement aller admirer le paysage sur un sentier.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Claude est allé parlementer avec l'autochtone. Ils ont échangé des informations sur la nourriture, et il a tenté de troquer des "coucougnettes" (bonbons) et du saucisson de sanglier, contre de la dentelle au carreau et du Bougnat Cola (véridique! ça existe! ils ont osé!)

Quelques aperçus de la gastronomie locale:




























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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 06:59

Août 2009     Promenade en Auvergne, 


     Le musée de la Toinette, à Murat le Quaire, près du Mont Dore

C'est dans la Ferme de la Toinette, qu'une association a installé une sorte d'éco musée, retraçant la vie de la Toinette, paysanne du XIX e siècle à Murat le Quaire.

Sur les pelouses, on trouve de vieilles machines agricoles, très rouillées.












Les photos du musée de la Toinette n'étaient pas autorisées à l'intérieur, tant pis....

Dans une grange près de la maison de la Toinette, l'association a regroupé par thèmes des outils représentatifs des travaux des paysans à la maison ou aux champs.

La lessive avec des planches à laver, cuve ou "bacholle"

la cueillette avec des peignes à myrtilles, des piochons, plantoirs.

un atelier de menuiserie

le travail du fer: enclumes, marteaux,...

Sous des panneaux qu'il faut soulever, on trouve des affichettes pédagogiques montrant les outils dans des scénettes: la transformation du lait, les moissons, ....

Quelques citations, dont une d'Alexandre Vialatte que j'ai particulièrement aimée:

"L'auvergnat ne sait pas se contenir: lâché sur son champ, il le laboure, il le harcèle, il fait pousser le seigle sur la lave et le trèfle sur le granit."

La visite de la maison de la Toinette commence par la salle commune près de l'étable.

 Une voix raconte la vie quotidienne de la Toinette, les différentes parties sont éclairées progressivement.
Nous passons  de salles en salles, et avec le même procédé, on découvre la suite de la vie de la Toinette, chez elle, chez son notaire, ses voisins, avec ses joies et ses peines.

La visite du musée de la Toinette est intéressante, bien pensée, et permet l'échange de souvenirs entre générations.

Nous allons ensuite dans la grange de Julien, où on nous raconte le retour au pays de Julien, ouvrier licencié dans le nord de la France qui essaie de  se reconstruire en aménageant une grange à Murat le Quaire.

C'est la partie la moins convaincante de la visite.

On est dans le conte de fées et pas dans une présentation réelle de la vie quotidienne en Auvergne de nos jours.
On se demande bien où ce pauvre Julien qui a été licencié peut  trouver l'argent des matériaux pour transformer sa grange en maison d'habitation, et si, lorsqu'il fait des travaux pour les voisins, il est dans le cadre d'une micro entreprise, du travail au noir,????

C'est techniquement bien fait, mais économiquement peu crédible.

La représentation d'une vie idyllique dans les campagnes est si peu convaincante que Laure, qui s'ennuie souvent au Mont Dore, a conclu en disant : "Qu'est ce qu'on s'éclate chez les bouseux!"
                     
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 09:40

                       promenade dans la Nouvelle Athènes, 

                             Neuvième arrondissement de Paris, 

                                                     Deuxième partie

Pour visiter seul le quartier, il suffit d'imprimer les deux articles, et hop! c'est parti !

                       Lien avec la première partie de la visite

Plan de l'article visite de la Nouvelle Athènes, deuxième partie

1- la place Saint georges

2- l'Eglise Orthodoxe grecque
3- La Rue des Martyrs
4- Rue Victor Massé
5- la Cité Malesherbes
6- Rue Chaptal
8- le Cabaret de la Grande Pinte de Ramponneau
9- l'Eglise de la sainte Trinité

1- La Place Saint Georges: la statue de Gavarni, la fondation Dosne-Thiers, l'Hôtel Païva

Au centre de la Place Saint Georges ,on peut voir la statue de Gavarni.


Gavarni était un dessinateur de presse qui a travaillé pour plusieurs journaux, et publié des "séries" sur ces demi mondaines qu'il a popularisé du nom de "lorettes", puisqu'elles arpentaient le quartier de l'église de Notre Dame de Lorette.
Gavarni est un pseudonyme qu'il a choisi, à la suite d'une coquille dans le catalogue d'une exposition, dans laquelle il présentait une aquarelle du cirque de Gavarnie dans les Pyrennées. L'aquarelle a été attribuée par erreur à monsieur Gavarni; le nom lui a plu et il l'a gardé.

Il fut longtemps poursuivi par les créanciers, obligé de s'enfuir et de se cacher chez des amis, mais malgré tout il ne put échapper à quelques semaines de rétention à la prison pour dettes de Clichy.
Ce séjour lui permit de réaliser une série de dessins sur cette prison.

Sur le socle, on peut voir un "débardeur", un des personnages qu'il croquait. Le débardeur était un pantalon moulant, et par extension un "débardeur" ou une "débardeuse", celui qui le portait. Il était considéré comme provocateur en cette période de superpositions de jupes où l'on cachait les corps.

La fondation Dosne-Thiers


Monsieur Dosne était un agent de change. Après avoir généreusement prêté sa femme à Adolphe Thiers ( à l'insu de son plein gré??), il lui offrit sa fille en mariage et surtout la fortune qui allait avec.

Thiers  fut avocat, journaliste, historien, député, ministre puis premier Président de la Troisième République.
Il s'installa chez son beau-père ( c'était commode!) à partir de 1840.
Pendant la commune, en 1871, une partie des objets de l'Hôtel Dosne furent déposés au Louvre puis aux Tuileries par les communards, où ils disparurent dans l'incendie du Palais des Tuileries.

Cela crée des ressentiments............et Thiers écrasa de façon sanglante la révolte de la Commune.

Félicie Dosne, soeur cadette de l'épouse de Thiers, légua l'Hôtel et les nombreux livres de Thiers à l'Institut de France pour qu'ils en fassent une bibliothèque, qui sera inaugurée en 1913.

Pendant la guerre de 14/18, la bibliothèque deviendra provisoirement un hôpital militaire.

On peut visiter la  bibliothèque certains jours (visites guidées).

L'Hôtel Païva

L'hôtel a une façade richement décorée de sculptures. Il a été nommé ainsi d'après le nom du marquis de Païva qui habita l'Hôtel quelques années et de sa femme qui y tenait salon.






2- L'église orthodoxe Grecque, rue Laferrière

Derrière la place Saint Georges, la rue Laferrière, reprend le tracé circulaire de la place Saint Georges.
On peut y voir au 2 bis, une église orthodoxe grecque.
Edith Piaf s'y est mariée avec Théo Sarapo et on y a célébré les obsèques de Maria Callas.
Nous reprenons la Rue Notre Dame de Lorette et nous tournons à gauche dans la rue des Martyrs.

3 -Rue des Martyrs

Elle s'appelait autrefois rue des Porcherons, du nom du quartier. Son nom rappelle les martyrs chrétiens persécutés, et entre autres Saint Denis à qui on a coupé la tête.
Elle se poursuit au délà du 9° dans le 18 ° à Montmartre où on trouve au N°80 le cabaret de transformistes de Michou.

Après le N° 55, on tourne à gauche dans la rue Victor Massé.

4- Rue Victor Massé

Du 13 au 21, on peut voir ce qui reste des maisons Bothorel et Rogron.
Le comte de Bothorel, se lança dans la création de la Société des Omnibus, restaurants pour livrer à domicile des plats préparés, des aliment frais et du vin.
En 1836, il fit construire un ensemble d'immeubles devant abriter les magasins, les cuisines et le siège de la société, le tout dans une sorte d'Hôtel Particulier, bien différent de ce qu'on pourrait attendre d'une construction déstinée à abriter une entreprise.
Ne faisant pas fortune et en raison de difficultés financières, il cessa l'activité au bout de quelques mois. Les immeubles furent convertis en immeubles de rapport.
Au N° 5, il y a eu le Cercle Massé, maison close jusqu'en 1830.

5- La cité Malesherbes

On y a construit 15 petits Hôtels Particuliers. Il y avait là également des ateliers d'artistes, dont un a été occupé par Théodore Rousseau, peintre de l'école de  Barbizon.
Au N° 11, la maison de Jules Jollivet, dont la façade est ornée de céramiques et de laves émaillées qui sont des reproductions réduites de celles qu'il avait créées pour saint Vincent de Paul.
On reprend la rue Victor Massé, on tourne à gauche Rue Pigalle, puis à droite.

6- Rue Chaptal

Au n° 16, on rentre dans l'allée pavée qui conduit au musée de la vie romantique(musée gratuit).

Ancienne maison du peintre Ary Scheffer, puis de Ernest Renan, on y trouve des souvenirs de Georges Sand et des peintures d'Ary Scheffer. Pas palpitant ....

Arrêtez vous un instant pour vous reposer, à la terrasse du café qui est ouvert de mai à octobre. C'est un endroit charmant pour boire un verre au frais et au calme.

En ressortant, vous tournez à droite , il y a un petit théâtre qui a été l'ancien Grand Guignol de Paris.
Créé par un ancien commissaire de Police, il est l'héritier de la marionnette lyonnaise qui symbolisait les protestations de canuts, ouvriers de la soie , mais dans un registre très différent.
Dans le Grand Guignol parisien, des acteurs jouaient des pièces d'épouvante, où étaient représentés viols, tortures, dissections, personnages vitriolés, décapitations, décomposition de cadavres,...
On y mesurait le succès d'une pièce au nombre de personnes évanouies pendant le représentation.
Les accessoires étaient multiples: sang en gelée de groseille, boyaux en caoutchouc,...
Il ferma ses portes en 1962 en tant que Grand Guignol, et il est actuellement en rénovation (juillet 2009).
On redescend pas la Rue Blanche.

7- Rue Blanche

Son nom évoque probablement les charettes qui transportaient le plâtre des carrières de gypse de Montmartre vers Paris.
Le gypse transformé en plâtre par cuisson dans les fours à chaux, puis broyé, a été exploité dès les romains. Les carrières ont servi de refuge aux premiers chrétiens.
Le plâtre utilisé dans la construction, a la propriété d'être ignifuge, et limite donc les risques d'incendie, qui étaient une plaie des villes, étant donnés le peu de moyens permettant de les combattre.
 Les murs de bois recevaient un enduit de plâtre, qui avait l'inconvénient d'être long à sécher.
Dans la rue, sur la droite, on passe devant une église évangélique allemande, puis devant le Théâtre de Paris. En face la caserne des pompiers avec une treille qui fait le tour de la caserne et qui produit quelques bouteilles de vin chaque automne.











En bas de la Rue Blanche, on arrive à l'Eglise de la Trinité.

8- Le cabaret de la Grande Pinte, de Ramponneau

Après avoir quitté son premier cabaret, "le tambour Royal où l'on buvait et dansait moins cher qu'ailleurs: Ramponneau était un précurseur du low cost! il faisait payer la pinte de mauvais vin 3 sous au lieu de 4!, il s'installa dans son nouveau cabaret "la Grande Pinte" qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle Eglise de la Trinité.

La pinte coûtait toujours 3 sous et demi au lieu de 4 ! Son cabaret était célèbre, et un montreur de marionnettes lui proposa de jouer son propre rôle sur les planches. S'étant rendu compte que le spectacle le desservait, Ramponneau voulut arrêter en  expliquant que son confesseur lui avait dit qu'il y perdrait son âme. Cela lui vaudra un procès qui fit parler le Tout Paris, Votaire écrivit une plaidoirie pour rire pour Ramponneau.
Ramponneau dut rendre l'argent, sauva peut être son âme , mais plus sûrement ses affaires!


9- L'Eglise de la Trinité

L'Eglise de la Trinité est une commande du Baron Haussmann, qui s'inscrit dans la rénovation de Paris sous Napoléon III.
Elle fut édifiée de 1861 à 1867, par l'architecte Téodore Ballu.

Le style est dit néo renaissance, et elle est construite dans une période de renouveau du christianisme, contemporaine des apparitions de Lourdes en 1858.

La façade est en trompe l'oeil: sur le devant, il y a 3 porches qui ne débouchent pas sur l'église mais sur une voie de circulation.

A l'extérieur, des statues représentent les vertus théologales: Foi, Espérance et Charité. Sur la façade on voit des pères de l'Eglise et des saints connus pour leur culte trinitaire: Augustin, Grégoire, Hilaire, Athanase.

A la base du Campanile, les 4 Evangélistes et le groupe allégorique des Vertus Cardinales.

La nef est divisée en 4 travées, le choeur est surélevé et il y a une galerie à l'étage.
La décoration est très ornementée de dorures, statues,.....





Olivier Messiaen a été organiste de l'église de 1931 jusqu'à la fin de sa vie.












On peut redescendre ensuite par la rue de Mogador et on se retrouve à notre point de départ derrière l'Opéra Garnier.

     lien avec la première partie de la visite du quartier de la Nouvelle Athènes

                                     lien avec d'autres visites

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : visites
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