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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 10:35

Dimanche 31 mai 2009  Randonnée de Pontoise à Auvers sur Oise

 Puis visite au Château d'Auvers sur Oise

     du parcours spectacle

                 "Voyage au Temps des Impressionnistes"


Jacky nous avait donné rendez-vous devant la gare de Pontoise, pour une petite randonnée de Pontoise à Auvers sur Oise, en passant par les champs de blé et les sous-bois.





Gare de Pontoise






Une jolie promenade, un  pique nique avec un délicieux gâteau au chocolat et aux écorces d'orange, une sieste réparatrice.


Paradoxe surprenant, un paysage où l'on aperçoit au loin les tours de la Défense et où l'on croise des chèvres, des moutons, un écureuil pas farouche.

Jacky a même vu un Marsupilami dans un arbre, mais on lui a expliqué que c'était les effets conjugués de la Clairette, du vin rouge et du cidre du pique nique.....




Pique nique et sieste réparatrice devant un champ de blé entre Pontoise et Auvers sur Oise


















A  Auvers sur Oise, la journée se termine au Château D'Auvers pour visiter le parcours spectacle "Voyage au temps des Impressionnistes"

   L'entrée est chère, 12 euros, si vous ne bénéficiez pas de tarif réduit.


L'intérêt de la visite est essentiellement pédagogique, si vous ne connaissez rien de rien à cette période là, ou en initiation pour des enfants.

Mais ça ne remplace pas l'émotion que l'on peut ressentir devant une peinture.

Les salles ont chacune un thème, et vous êtes accompagnés par une voix qui descend des hauts parleurs et qui vous presse d'une salle à l'autre, un peu agaçante cette précipitation d'ailleurs....

Dans les premières salles, une mise en ambiance dans l'époque qui voit naître les impressionnistes.

Une maquette en coupe d'un immeuble Haussmannien, où l'on passe suivant les étages, de la modiste, à la demi-mondaine, aux étages bourgeois, jusqu'à l'atelier du peintre et aux chambres de bonnes sous les toits.

Haussmann transforme Paris, abat 25 000 maisons. L'électricité arrive.

La partie la plus intéressante de l'exposition, à mon avis,  est dans cette salle: ce sont des photographies de petits métiers qui vont peu à peu disparaître: marchand de coco, rémouleur, les Halles, un marchand d'herbes, des ramoneurs, un orgue de barbarie,...

Plus loin, un salon bourgeois reconstitué, avec en projection, des tableaux de Berthe Morisot, Renoir, Caillebotte,..

Une évocation de la Commune avec un diaporama de vieilles photos.

Derrière deux portes ouvertes, apparait un diaporama sur les  courtisanes, les  danseuses.

On passe dans un couloir de velours rouge, sous une lumière rouge pour arriver dans la salle des costumes.

Quelques costumes, chapeaux, bottines dans une vitrine, de l'autre côté de la salle, celles qui les créent et les entretiennent: les laveuses, couturières, avec leur matériel: fer à repasser, planche à laver, lessiveuse, machine à coudre.

Une salle de café concert, on s'assoit autour de tables d'un café garnies de carafes et de bouteilles d'eau de Selz, pour voir une projection de vidéos de tableaux autour du thème du spectacle: Toulouse Lautrec, Degas,..

Une salle de café , quelques jeux de cartes et de dominos sur les tables et toujours des vidéos de tableaux sur le thème.

Plus loin, une salle d'attente de gare, puis un wagon reconstitué: thème les paysages et les voyages, puis une autre salle avec une plage et une barque sur le thème de l'eau.

On termine par un petit film  sur ce qu'ont pu dire les impressionnistes et les écrivains contemporains, sur leurs peintures.

Voilà......une présentation assez scolaire...... Je préfère les vrais tableaux....

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : visites
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 08:05

Samedi 9 mai    Promenade dans l'Ile saint Louis, Paris

Un peu d'histoire avant la promenade à l'Ile Saint Louis

L'Ile Saint louis aui , à Paris est juste en prolongement de l'Ile de la Cité, a été bâtie plus tardivement que cette dernière.

En Effet, l'Ile saint Louis qui s'appelait alors l'Ile Notre Dame et l'îlot de l'Ile aux vaches  n'avaient pas de pont pour les relier à la ville de Paris.

L'Ile Saint Louis, sera reliée à l'îlot de l'Ile aux Vaches quand le canal qui les séparait sera comblé en 1614. Jusque là pour aller à L'ile Saint Louis, il fallait prendre le bac, d'où la rue du Bac qui n'est pas loin.

Les deux îles prirent le nom de l'Ile Notre Dame jusqu'à la fin du 17° siècle, et devinrent l'Ile Saint Louis en prenant le nom de l'église par décision royale.

Sur les deux îlots, on trouvait des amoureux qui venaient trouver là la tranquillité pour se conter fleurette, des lavandières (peut être les mêmes!) qui blanchissaient leurs toiles sur l'herbe et des vaches.

(Avaient-elles droit, elles aussi les vaches de se faire conter fleurette sur les prés de l'Ile saint Louis??? Je n'en ai pas trouvé trace dans les chroniques, mais on le leur souhaite....)

Louis IX, le brave Saint Louis des livres d'histoire, aimait venir y méditer et lire son bréviaire.

(Ou alors il faisait croire et en fait lui aussi......mais je m'égare.....)

 

 

L'île servait également à des cérémonies religieuses ou civiles, Saint Louis y reçut la croix du légat Simon, Philippe le Bel y organisait des fêtes.
 

(Les teufs de Philippe ça devait être quelque chose, quand on voit la tête sinistre qu'il a sur les statues....)

Le Paris primitif était protégé contre les envahisseurs par une enceinte fortifiée, que l'on retrouve dans les sous sols du Louvre, visible maintenant grâce à la dernière restauration.

(Quand vous viderez votre carte bleue pour remplir votre réservoir d'essence chez Total, dites vous que vous contribuez au mécénat culturel. Quand les actionnaires seront servis, il en restera un peu......pour la culture.....un peu)


Pour protéger du côté Seine, pas de fortification possible sur l'eau!

En 1369, on compléta les défenses par deux ponts de bateaux qui traversaient les deux bras de la rivière.

"Le mur de défense qui longeait ce canal, était flanqué à chaque extrémité d'une petite tourelle à laquelle s'attachaient de lourdes chaînes amovibles qui reliaent les bateaux destinés à barrer la Seine."

"Saint Louis en l'Ile, nefs et clochers" Marie
Agnès Robbe, p.4

Sully prépara, entre deux poules au pot avec Henri IV, des plans qui devaient permettre de relier l'île qui s'appelait encore Notre Dame, à la ville et donc de pouvoir construire des habitations sur l'île. (Le pont Sully n'est pas loin)









Le pont Sully vu de la rive droite





L'assassinat du roi henri IV arrêta le projet qui fut repris un peu plus tard par Richelieu.
Louis XIII demanda à Christophe Marie de construire un pont pour relier l'île à la rive droite.(D'où l'appellation du Pont Marie, qui est le nom de l'archictecte et non de la vierge du même nom. )

Sur ce pont Christophe Marie plaça également des maisons. Ces maisons furent emportées avec une partie du pont lors de la crue de 1658.

A l'époque de la construction du pont, le canal fut comblé et des quais maçonnés.








L'Hôtel Lambert vu du Pont Marie





Le niveau de l'île a été rehaussé pour éviter les crues. Quai de Béthune, on voit encore une plaque marquant le niveau de la plus haute crue.

Surprenant en ce temps là, plutôt féconds en ruelles tortueuses, les rues ont été tracées en quadrillages, un peu comme à Manhattan.
Les hôtels particuliers furent élevés sur le pourtour de l'île, le petit peuple des artisans habitaient à l'intérieur.

(Pas de vue sur la Seine pour le petit peuple! Ca diminue la productivité!)

Louis Le Vau construisit plusieurs hôtels particuliers dans l'Ile, dont L'Hôtel Lambert qu'il a joint à sa maison par un balcon, l' Hôtel Lauzun, qui appartient à la mairie de Paris,les Hôtels Hesselin et Sainctot, ainsi que des maisons plus modestes.

Pour éviter les dégâts dus aux crues de la Seine, les parties habitables de l'Hôtel Lambert ont été surélevées d'une étage. Ce sont en fait deux Hôtels particuliers reliés entre eux par un balcon en fer forgé.

L'Hôtel a été construit en pierre de taille et non en moellons, grâce aux progrès techniques réalisés dans la taille de la pierre.

Louis Le Vau fut plus tard l'architecte de Versailles, du château neuf de Vincennes.

Louis XIV donna un terrain pour bâtir une église dédiée à son ancêtre Saint Louis.
(mais pas les sous pour construire l'église, il a fallu que les habitants du cru se cotisent......Pas d'excès de générosité! Il avait un château à construire!)

Le choeur de l'église Saint Louis a été dessiné par François Le Vau, le frère de l'autre. L'église a échappé à la destruction pendant le révolution Française, seul le mobilier fut pillé.

L'horloge est posée latéralement le long du clocher, comme une enseigne d'échoppe: ici on vend l'éternité.....



 

 

 

 

 L'église Saint Louis et son horloge
















Promenade dans l'Ile Saint Louis

On commence par se promener qur le quai nord et nous revoilà devant l'hôtel Lambert. Le malin Louis Le Vau avait choisi le nord, non parce qu'il préfèrait l'ombre, mais pour  protéger ses beaux lambris du soleil.

Quai d'Anjou, on trouve l'Hôtel Lauzun, avec son ancienne orthographe Lausun, du temps où le z ne faisait pas partie de l'alphabet. Il abrita, dit-on, les amours contrariées de la grande Mademoiselle et de Lauzun.



 



Sur l'Hôtel Lauzun, de très jolies descentes de gouttière en forme de dauphins








Dans cet Hôtel, se réunissait le club des Haschichins, avec Théophile Gautier, Barbey d'Aurevilly, Delacroix, Daumier, Balzac et parfois le voisin du dessus: Baudelaire. Ils y consommaient haschich et opium.


 En levant les yeux, je vois quelques balcons joliment garnis de fleurs.












Plus loin, une plaque rappelle qu'ici Camille Claudel avait son atelier, dont il ne reste rien......











A l'angle de la rue du Regrattier, on trouve les restes d'une statue qui aurait été commandée par un habitant du quartier. Se prénommant Nicolas, il se serait fait représenté en Saint Nicolas, patron des mariniers.

Les révolutionnaires ont brisé la tête de la statue et la rue s'est appelée "Rue de la femme sans teste".

D'autres disent que le nom vient d'une enseigne d'une femme sans tête, sur laquelle une femme buvait et proclamait "tout est bon!".

(A vous de choisir entre un Nicolas qui voulait passer pour un saint et qui a fini décapité et pris pour une gonzesse, et une femme prônant l'alcoolisme." 
)

 

 

 

 

 

 

 

 

 





















 

  Tout au bout de l'île, on trouve un endroit charmant pour venir se promener en amoureux et se bécoter sur les bancs publics.

 

 
Si on se retourne, on est face à la maison dite "du Centaure", en raison des deux médaillons en bas relief, représentant le combat de Hercule contre Nessus.



Hercule qui avait très mauvais caractère, et qui trucidait pour un regard de travers, pour quelques gouttes de vin renversé, ou pour le plaisir, s'est fâché très fort quand cet idiot de Centaure Nessus, a essayé de lui piquer sa nana, sous prétexte de lui faire traverser la rivière sans se mouiller les pieds.


Marie Laurencin, Drieu La Rochelle, louis Aragon, André Breton y aurait habité.






 Des "Pipoles" habitent par là, mais ils ne m'ont pas invités à prendre le thé.
 Plus loin, des glaces Berthillon.

Comme je suis une exploratrice consciencieuse, n'hésitant pas à sacrifier son corps pour l'avancée de la science, je vais acheter une glace double, pêche de vigne et rhubarbe. La pêche de vigne est vraiment très bien, la rhubarbe , pas mal.


Sur le pont, les musiciens qui jouent d'habitude, protègent leurs instruments: dommage......












Quelques portes ouvertes permettent de découvrir des petits coins de jardins qui se cachent derrière les grands murs.


.

Des cours intérieures dans les maisons de l'Ile saint Louis.



























Un très beau cadran solaire dans une des cours de l'Ile saint Louis.



















Dans un couloir, une plaque de distributeur d'électricité ressemble à une oeuvre d'art et me rappelle le "Tableau Electrique" , le moulage en trompe l'oeil de Rico Weber au premier étage du Cyclop de Tinguely, à Milly la Forêt.












De retour dans la rue principale qui traverse l'Ile Saint Louis, la rue de Saint Louis en L'Ile, je jette un coup d'oeil dans l'entrée de l'hôtel de tourisme qui a pris la place de l'ancien jeu de Paume de l'Ile.

 Ce jeu de Paume est le seul qui ait échappé à la destruction à la Révolution Française, en raison probablement de sa place discrète dans l'île.















Ci-dessous, une des plaques racontant l'histoire de la ville de Paris, que l'on retrouve en se promenant dans Paris.



Plus loin dans la rue, je retrouve la tentation.......










Fraises des bois (très bien) et caramel au beurre salé (pas terrible....trop salé à mon goût)

Dans la rue de Bretonvilliers, il ne reste plus que les communs de l'hôtel, le reste ayant été détruit lors de la construction du pont Sully.

Il pleut de plus en plus.....  je me sauve.......

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : visites
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 09:51
samedi 16 mai            Nuit des musées
                                    Château de Fontainebleau en nocturne


François a eu la bonne idée de nous proposer de visiter le château de Fontainebleau en nocturne pour la nuit des musées, et gratuitement bien sûr puisque c'est le principe de la nuit des musées.

Il a eu également la bonne idée de nous faire démarrer la visite avant que la nuit ne soit tombée, ce qui nous a évité le pire de la foule.

Un des plus de cette visite était également de nous permettre de voir des salles qui ne sont habituellement pas ouvertes au public à la lumière des bougies.... électriques .

Et un  plaisir supplémentaire était de croiser, au hasard des salles, des musiciens, des chanteurs, des conférenciers, qui rendaient la visite du Château de Fontainebleau encore plus vivante.

Malheureusement la plupart de mes photos étaient floues, l'appareil s'étant déréglé, quand j'ai enlevé le flash,.......

En voici quelques unes, juste pour donner envie d'aller voir sur place.

    Une sculpture sur une porte. Ca ne donne pas envie de rentrer.....


















Le F de François Premier et son emblème, la salamandre dans la galerie François Premier.









Des instruments ou des artistes croisés au hasard des salles.





















De très beaux plafonds.

























La bibliothèque  de Diane


















La chambre de l'Empereur et sa salle de bains.











Après la visite des Frigos à Paris, la préparation des confitures de fraises, et cette visite, j'étais à peu près dans le même état que cette statue à l'entrée de la chapelle........heureuse d'être venue, mais fatiguée.....


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Par Anne Chabanelle - Publié dans : visites
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 09:15

samedi 16 mai      Portes ouvertes dans les ateliers d'artistes

                  Visite des frigos à Paris, dans le 13° près de la BNF


Le week end était riche de propositions et avant d'aller passer la nuit des musées au château de Fontainebleau, entre deux pots de confiture à la fraise, je suis allée faire un tour dans le 13° à Paris, pour profiter de la porte ouverte des Frigos.

http://les-frigos.com/

De loin, les bâtiments ont du charme, un peu cachés par la végétation.


Les frigos vus de la rue de Tolbiac











Une fenêtre du côté de la rue de Tolbiac



Le côté des frigos, le long de la rue de Tolbiac. On peut s'y arrêter pour boire quelque chose, ou bien continuer la visite des ateliers qui sont installés sur rez de chaussée.

L'entrée se trouve de l'autre côté, rue des Frigos.

Là c'est moins bucolique... mais c'est riche de propositions. Parmi les tags, j'ai bien aimé un dessin de Sacha .... on n'est jamais trop prudent....





 
        Dessin de Sacha Schwarz








A l'entrée, un message aux visiteurs des Frigos.



Un escalier qui ressemble à la tour de Babel des graphistes, des langues signées se croisent et s'emmêlent, se recouvrent et nous accompagnent
dans la montée des marches.




A l'entrée, sur la gauche, une porte s'ouvre sur une énorme locomotive. L'avant de la locomotive sert d'écran à des images qui défilent.

 

Je ne suis pas sûre d'avoir vu tous les ateliers d'artistes, et plusieurs d'entre eux étaient fermés, mais j'ai vu et entendu  des oeuvres que j'ai envie de partager.





Dans l'escalier B, je me suis arrêtée dans les ateliers d'Urban Sax. Dans l'obscurité, des musiciens travaillaient sur des consoles, et on entendait une musique douce, planante , un son filé mais pas sans structure.


http://urbansax.com/urbansax_concept.html#musique_lineaire

 

Une autre pièce ressemble à un lieu de contes de fées. On a envie de faire comme les poupées qui dorment là, s'allonger, se reposer et écouter...


Je continue à me promener et j'arrive chez Maïté Ramos. Elle habite là et sculpte, grave, des personnages longilignes , ombres immobiles et colorées qui respirent l'harmonie.

Un peu plus loin, dans un atelier de couture,  les ateliers du  Kaleïdoscope Bleu, je bavarde. Il  est possible de venir apprendre à coudre ici, et je dois dire que je suis tentée par un apprentissage de création de patrons..... dès que je serai un peu plus riche....

Au quatrième étage, je reste sidérée devant un mobile magique de Marianne Chanel: des cônes de tissu tournent, et des images tournent sur les mobiles. je ne sais pas très bien ce qui tourne en fait et je n'essaie même pas de comprendre comment ça marche. (de toute façon même si on m'expliquait, je ne comprendrais pas, la technique et moi....)

Mais c'est inattendu, et captivant.




http://mchanel.free.fr/








A un étage, je ne sais plus lequel.. au hasard des marches montées et redescendues, je suis entrée chez Franck Turzo.

Les sculptures ont le dépouillement que j'aime avec les rondeurs en plus. On a envie de toucher, de caresser....

J'aurais bien emporté la tête de l'homme mi-Gainsbourg, mi-tête de chou...

http://www.artmajeur.com/?go=artworks/display_list_galleries&login=turzo

J'ai retrouvé aussi l'atelier de Sacha et ses moutons. Là aussi j'aime bien le côté simple et dépouillé, essentiel de ses peintures.





















J'ai visité encore deux ateliers:
Cécile Page
Un atelier de sculptures avec des mères primitives et généreuses sans tête. Ces mamas sont en résine sablée et d'elles émanent la tendresse, la paix.

Un atelier de peintures, dans lequel j'ai vu de grands troncs d'arbres mouchetés de noirs, celui de France Mitrofanof. La taille des troncs que notre imaginaire construit au delà de la toile, nous fait avancer dans une forêt sombre et mystérieuse où tout peut arriver, même le meilleur.

Dans l'entrée des Frigos, il y avait un article sur les ateliers de Belleville avec une réflexion sur la place des artistes dans la ville.

Pour survivre, faut-il accepter de se plier aux exigences des élus?

Donnant, donnant, les artistes ont le droit au logement s'ils participent à l'animation d'ateliers

Cela m'inspire quelques réflexions:

Est-ce que parce qu'on est capable de créer, on est aussi capable de transmettre?
Créer et enseigner sont deux métiers différents, non?

 Et les meilleurs passeurs de connaissance sont souvent de modestes créateurs.

Est ce que Picasso aurait pu créer s'il lui avait fallu animer un atelier de peinture  au centre culturel du coin, Appolinaire un atelier d'écriture dans une résidence de personnes âgées? Victor Hugo aurait-il pu écrire ses livres s'il n'avait pas reçu de pension du roi?

C'est épuisant de créer, ça pompe toute l'énergie, et s'il faut s'investir dans la transmission, il risque de ne plus en rester pour l'oeuvre.


Par Anne Chabanelle - Publié dans : visites
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