Promenade à Milly la forêt, Essonne, La sculpture du Cyclop de Jean Tinguely et Niki
de Saint Phalle.

La sculpture du Cyclop conçue par Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle et leurs amis se trouve dans les bois de Milly la Forêt, en Essonne.
Info pratiques
Pour y accéder à partir de Paris, prendre l’autoroute 6, direction Lyon, sortie 13 direction Milly la Forêt. Au rond
point , avant d’arriver à Milly, prendre la sortie Étampes, le Cyclop. Prendre 200mètres plus loin le chemin fléché « le Cyclop » jusqu’au parking.
On peut le visiter de mai à fin octobre, le weekend. Les groupes peuvent visiter sur réservation, le jeudi et le
vendredi.
L’intérieur de la structure n’est pas autorisé pour les enfants de moins de 8 ans pour des raisons de sécurité.
http://www.lecyclop.com/
L’aventure de la construction du Cyclop a commencé en 1969. Dans le secret de la forêt, Jean Tinguely et ses amis ont construit ce qui s’appela d’abord
« La Tête » puis « Le Monstre dans la Forêt » , avant de prendre son nom définitif de « Cyclop » en 1991.
Pour le protéger des dégradations, Jean Tinguely le donna à l’Etat en 1887.
Il fut accessible au public en 1994.
On découvre le Cyclop peu à peu, derrière les arbres, en voyant scintiller le soleil dans les miroirs que Niki de Saint Phalle a fixé sur la tête.
L’œil tourne quand il est en marche. De sa langue coule un filet d’eau jusqu’à un bassin. Elle devait primitivement être utilisée comme toboggan, mais les miroirs
rendaient la glissade trop dangereuse.
Sur son côté gauche, le Cyclop a une oreille (œuvre de Bernard Luginbühl) qui s’oriente pour écouter les bruits de la forêt. Un bouquet de chênes a été intégré à la
sculpture.

De l’autre côté les rouages des Méta-Maxi de Jean Tinguely, s’animent lorsqu’on les met en marche, des boules descendent le long de rails métalliques.

A l’arrière de la tête, deux compressions de César, que le temps transforme peu à peu.
Des gisants en plâtre, ou du moins ce qui reste des douze gisants originels, décomposés par l’humidité.
Ce sont des moulages du corps de Rico Weber.

La porte pour entrer, à l’image des coffres forts suisse, pays de Jean Tinguely. ( œuvre de Bernard Luginbühl)
La jauge de Jean Pierre Raynaud, mesure les 22,50 mètres du Cyclop.
On aperçoit sur la gauche "L'Invitation au Suicide", bouche d'aération récupérée sur le chantier du Centre Pompidou à Beaubourg.
Quand on est à l'étage, on voit une oeuvre de Niki de Saint Phalle "Tête de mort" à l'entrée de la bouche.
A côté une broyeuse de chocolat, en hommage à Marcel Duchamp. (objet ready-made)
Tout en haut, un wagon, immobile sur ses rails, semble prêt à tomber.

A l’intérieur du wagon, lorsqu’on fait la visite du Cyclop, on aperçoit des poupées de tissu crées par Eva Aeppli . Elles sont blanches, comme les fantômes
des déportés, qui sont partis dans les camps dans des wagons semblables.
On ne peut pas prendre de photos de l’intérieur, il faut aller voir, et il y a des merveilles à découvrir…..
De loin, on aperçoit la Colonne de Niki de Saint Phalle, avec des fragments de céramiques récupérés de son Jardin des Tarots construit en Toscane.

Tout à côté, on peut passer à travers le "Pénétrable Sonore" de Jésus Rafaël Soto.
Ce sont des tiges en aluminium creuses qui sonnent comme un carillon de cloches. Passer à travers équivaut à un véritable massage sonore.
Au dessus, une accumulation d'Arman.
Arman a réuni dans une boîte transparente, les gants utilisés pour la construction du Cyclop.
Au deuxième étage, on découvre la Méta Harmonie de Jean Tinguely, qui est prolongée par les Méta Maxi à l'extérieur.
Mises en route, les grandes roues tournent et grincent, et propulsent les boules qui passent tout autour de Cyclop.
C'est la Dégringolade.
A l'intérieur encore, la surprise de la Pièce de Théâtre, le Piccolo Museo, exposition d'art brut, les sculptures du Banc de Niki de
Saint Phalle.
Tout au sommet du Cyclop, un bassin reflétant le ciel bleu, hommage à Yves Klein.
Bien d'autres oeuvres encore à découvrir avec une jolie balade en forêt.
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