Mardi 21 juillet 2009
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Dimanche 19 juillet 2009 Exposition collages de Max
Ernst,
" Une semaine de bonté"
Paris, musée d'Orsay
L'exposition est intégrée aux collections permanentes, vous n'avez donc pas besoin de prendre un billet supplémentaire pour la visiter, le billet d'entrée du musée suffit.
Les collages exposés sont des collages de petite taille en noir et blanc, environ 20 cm sur 15 et ont été réalisés par Max Ernst à partir de gravures sur bois illustrant les romans populaires
français du XIX°. Ils seront publiés en 5 volumes en 1934.
Max Ernst est né en Allemagne, a participé à la première guerre mondiale, puis a fondé le mouvement dada à Cologne. Il a ensuite rejoint les artistes de Montparnasse et les
surréalistes.
"La semaine de bonté" fait référence à la Genèse. Chaque livre a une couleur différente et correspond dans l'exposition, à des cabines de la couleur des livres.
On commence par dimanche qui pour Max Ernst est synonyme de pouvoir, torture et mort.
Dans la cabine dimanche, également appelée "la boue" et "lion de Belfort", sur les collages, le personnage dominant a une tête de lion. Le plus souvent, il est face à une femme et la
domine. La femme est à genoux, torturée, tuée, guillotinée,...
C'est la façon qu'a trouvée Max Ernst de protester contre la prise de pouvoir en Allemagne du parti national socialiste.
La salle lundi, "Sur les eaux "montre l'eau qui détruit tout et emporte les humains, envahit les intérieurs.
Un extrait d'un film surréaliste "Rêves à vendre" USA de 1947
La salle suivante, mardi, est rouge et a pour thème le feu essentiellement illustré par des dragons dont le thème apparait dans la plupart des collages, soit entiers, soit sous formes d'ailes
ajoutées aux personnages.
Dans la salle bleue, mercredi, le thème est le sang.Il reprend le thème
d'Oedipe et l'assassinat du père.
Les personnages dominateurs sont eux à têtes d'oiseaux, mais on trouve toujours l'expression de la violence.
La salle suivante, orange regroupe jeudi, vendredi et samedi;jeudi, le noir,
vendredi: la vue, samedi: l'envie.
Les dernières gravures sont plus oniriques, sur une sexualité de la femme qui évoque l'hystérie qui fascinait les surréalistes.
L'exposition est déroutante. Dans une des salles, le procédé utilisé par Max Ernst est expliqué . Dans une vitrine on voit les livres d'origines, puis des collages réalisés par Max Ernst.
C'est techniquement surprenant, quand on sait qu'il a réalisé les 184 collages en trois semaines, mais la petite taille des oeuvres, le noir et blanc, les thèmes abordés, et la façon surréaliste de
les présenter, rendent l'exposition un peu difficile à apprécier.
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Par Anne Chabanelle
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Publié dans : expo
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