Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 15:00

Promenade à Mauves sur Loire, près de Nantes

                   au festival du Polar "Mauves en Noir"

                                24/25 avril 2010   Pigeons Voyageurs

 

                   (Texte de la nouvelle primée après l'article)

 

La salle du Vallonmauves-030.JPG 

Ayant eu la chance d'avoir un texte primé dans le cadre du concours de nouvelles du festival polar Mauves en Noir, je suis arrivée au premier rendez vous: la gare de Mauves sur Loire où une fanfare attendait les 53 auteurs de polar invités au festival.

 

 mauves-015.JPG

 Ils ont ensuite été accompagnés en fanfare, à travers les rues de Mauves, jusqu'à la salle du Vallon où avait lieu le festival.

 

Comme j'étais venue en voiture, j'aurais pu proposer des places, mais je n'ai pas voulu leur retirer le plaisir de marcher un petit kilomètre (et ça grimpait!) en plein soleil!

 

On n'a pas tous les jours la chance d'être accueilli en fanfare!

 

mauves-019.JPG

 A la salle du Vallon, ils ont pu se restaurer et boire: ça boit beaucoup un auteur de polar, mais heureusement tout était prévu.

 

S'il y a une chose qui caractérise le festival Mauves en Noir, c'est la disponibilité et la gentillesse des organisateurs et des bénévoles.

 

 

Puis nous sommes allés sous la tente déguster un superbe buffet préparé par le CIFAM de Sainte Luce.


mauves-022.JPGmauves-023.JPG

 

Une autre caractéristique du festival est tout le travail fait avec les jeunes de la région pour les amener à la lecture par le biais  des polars


L'écriture d'un livre de recettes à partir des romans de Simenon

 

Le CIFAM participe également au salon en présentant le livre de recettes qu'ils ont écrites à partir des plats que commande le commissaire Maigret dans ses livres:

 

Le livre: "Ma Saucière Bien Aimée" écrit par les Apprentis Sauciers  a été   publié avec l'aide des étudiants des métiers de l'imprimerie.


La campagne de communication du Festival Mauves en Noir

 

Ce sont ces mêmes étudiants des métiers de l'imprimerie qui ont conçu, élaboré et imprimé la communication du festival: affiche, tee shirts, marque pages, livre de nouvelles.....

 

Le concours de nouvelles et le prix Lycéen

 

Les lycéens peuvent participer de deux façons:


      en écrivant une nouvelle noire sur le thème proposé. Trois nouvelles ont été primées, dont une qui venait du Canada.

 

      en lisant les dix nouvelles présélectionnées et en votant pour celles qu'ils préfèrent.

Dix lycées ont participé  à ce vote.

 

Et cette année, il s ont eu la bonne idée de choisir la mienne....

 

Les auteurs dédicaçaient leurs romans dans la salle:


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Pendant l'après midi, les enfants pouvaient mener l'enquête pour aider le commissaire, le café O'librius organisait des jeux d'écriture, des boîtes à crimes de Michel Amelin étaient exposées à la mairie, des conférences avaient lieu dans la salle sur le polar nordique, le travail du juge d'instruction et sur l'humour et le polar.

On lisait des nouvelles dans des lieux divers.


Le soir, dîner avec les auteurs sous la tente autour d'une paëlla. J'ai beaucoup écouté et appris: droit d'auteurs, audio visuel, maison d'édition,...


En soirée, piano bar et chansons.

 

Le lendemain, les festivités ont continué avec la foire aux livres d'occasion, l'apéro graines et le lâcher de pigeons.

 

Des cars de lycéens et leurs professeurs sont arrivés (sur leur dernier jour de vacances!) pour rencontrer les auteurs ou assister aux conférences.

 

Dernier repas avec les auteurs, quelques moments rigolos:


Un auteur,  soucieux d'augmenter le chiffre de ses ventes, devant un car de lycéens: "Ah des lycéens, ça n'achète pas les lycéens!

(moi fondamentalement optimiste et pas concernée par un quelconque chiffre de ventes)

- Mais ce sont les lecteurs de demain!

- Faudrait pas qu'ils tardent, alors! me répond l'auteur qui a quelques années de vol au compteur.

 

A midi, les auteurs buveurs d'eau étaient très courtisés par les auteurs buveurs de vin (la grande majorité!) qui, espérant récupérer leurs tickets boisson pour goûter une dernière fois au muscadet, leur expliquaient à quel point ils étaient admiratifs de leurs oeuvres.......


   J'ai eu le plaisir de bavarder avec Sylvette Heurtel qui publie "Les contes malpolis" aux éditions d'arts Henri des Abbayes et que je ne connaissais que par le forum Maux d'Auteurs , Abdel-Hafed Benotman qui publie aux éditions Rivages /Noir plusieurs livres dont "Eboueur sur échafaud" que j'ai particulièrement aimé, et quelques autres.

 

Ce festival existe grâce à de nombreux bénévoles, dont beaucoup de jeunes et quelques moins jeunes qui y travaillent toute l'année: Benoît, Morgane, Nathalie, Jean-Louis, Odile, Claude, Dominique, Frédéric, et bien d'autres dont je n'ai pas retenu les noms, habitants de Mauves et des environs qui aident, hébergent les auteurs, lisent les nouvelles.....

 

Le thème de l'année prochaine sera bientôt choisi......à vos plumes!

 

 

Texte de la nouvelle


    C’était le dernier jour du voyage. Le jour où il allait falloir agir. Sans perdre son sang froid. Sans se tromper de cible. Ali avait repéré depuis longtemps les deux femmes qui allaient lui assurer une année supplémentaire de tranquillité en France.


Parce que ce n’était pas avec son salaire de guide pendant l’été et sa bourse d’étudiant qu’il allait payer son loyer, son inscription en fac et les bouquins. Heureusement,  il y avait son cousin Ahmed.

 

     Ses deux pigeonnes, il les couvait du regard. Il les avait choisies parmi les touristes de Tradition et Culture. Dès septembre, l’association déversait son lot de retraités venus se réchauffer au soleil du Maroc, loin des brumes de l’Europe du Nord. Ils  profitaient des prix réduits et d’un climat plus clément.

 

Ceux de Tradition et Culture étaient particulièrement redoutés des clubs locaux : souvent des anciens profs, quelques fonctionnaires de La Poste ou d’EDF, des vétérans de la fonction publique qui n’en finissait pas d’agoniser en France.


     Les profs étaient les pires. Sachant mieux que lui ce qu’étaient la tradition et la culture de son pays, ils critiquaient tout, étalaient quelques lieux communs qu’ils prenaient pour des connaissances approfondies, ne regardaient rien, aveuglés par leurs préjugés.

Depuis des années, ils n’écoutaient plus qu’eux-mêmes.

 

Ali les observait, regardant d’un air dégoûté les rues sales et les gosses morveux, réclamant leur eau minérale sans se douter que la production se faisait dans les arrières cours, avec des bouteilles de récupération, de l’eau à peine filtrée et un coup de fer à souder pour garantir le clic à l’ouverture.


Les touristes rapportaient, avec les caftans et les sacs en cuir marchandés avantageusement, croyaient-ils, des amibes qui seraient le souvenir le plus durable de leur voyage.


Ali savait leur parler, leur répondait toujours poliment, écoutait avec patience leurs récriminations, comme leurs explications sur l’origine des hammams ou sur les vestiges romains de Banasa. Sa complaisance  lui permettait d’empocher quelques pourboires généreux.

Il fallait arrondir le pactole, et tout était bon à prendre.

 

    Il avait observé les deux femmes toute la semaine.

 Il les avait choisies après avoir longuement hésité. Il ne fallait surtout pas se tromper. La police française semblait se douter de quelque chose et on avait vu traîner dans le souk des mendiants qui n’étaient pas du quartier.


Françoise et Marie. Elles correspondaient tout à fait à la cible recherchée. Les deux femmes étaient plutôt agréables, curieuses et ne la ramenant pas trop.

Il lui fallait en dire le moins possible sur lui, mais créer une relation chaleureuse qui pourrait être prise pour de l’amitié avec l’indigène et lui permettrait de garder le contact après le retour en France.


Comme pigeonnes, elles étaient parfaites, crédules à souhait, si confiantes que c’était péché de les arnaquer celles là. Mais il fallait bien vivre. Et puis, elles ne sauraient jamais ce qu’il allait leur faire faire, les innocentes.


Françoise et Marie étaient deux anciennes universitaires, plutôt en forme, bien qu’elles aient dépassé toutes les deux les soixante-quinze ans, et d’une méchanceté réjouissante. Elles savaient épingler leurs compagnons de voyage comme deux vieilles pies malicieuses,  arpentant les rues de Marrakech dans leurs grosses sandales allemandes. Ali les avait entendu se moquer et il n’en croyait pas ses oreilles.
« Tu as vu le prof de maths, disait Françoise, il a plus de poils aux pattes que de poils à la moustache.

- Oui, un peu mitée la balayette à miettes. Et les couilles, tu penses qu’il les a velues ou polies comme des œufs ? »


    Ali en rougissait. Ces femmes françaises étaient encore plus impudiques vieilles que jeunes. Sa sœur lui avait bien dit qu’au hammam, les femmes ne se gênaient pas pour rire des hommes, mais c’était au hammam, loin des oreilles masculines dans l’intimité de la vapeur et du bruit de l’eau.


Ses pigeonnes, il les avait aussi choisies parce qu’elles étaient un peu sourdes, et que la coquetterie ne leur faisait chausser leurs lunettes que contraintes et forcées. Pour que son projet réussisse, il ne fallait pas une vue trop fine, ni de bavardage avec les voisins.

Et surtout, il fallait avoir l’air inoffensif pour passer la douane sans embarras.

Du côté marocain, pas de problème, mais du côté français ils avaient l’œil.


    Ca avait déjà marché trois fois, il n’y avait pas de raison que  ça rate cette fois ci.

La première partie se jouait cet après midi. Il avait conduit le groupe au souk.

L’oncle Ahmed s’était spécialisé dans les chaussures, babouches en cuir de toutes les couleurs, brodées, rebrodées, gravées, à talons ou raclant le sol, des babouches pour tous les goûts, des babouches pour toutes les tailles, pour les pieds du bébé qui vient de naître, jusqu’à ceux du géant de l’Atlas.


Dans un coin de la boutique, quelques escarpins, contrefaçons de marques italiennes et des sacs en cuir de toutes les formes, des bijoux de cuir et d’argent.

Et la dernière création de l’oncle Ahmed : les tongs en cuir à plateforme.


Ali leur avait fait l’article toute la semaine, il allait les conduire chez le meilleur marchand du souk Smata. Nulle part, ils ne trouveraient meilleure qualité à si bas prix.  Même le roi se servait ici, ajouta-t-il. Elles étaient inusables, et depuis trois mille ans, la forme n’avait pas changé. Authentiques !  Il fallait qu’ils soient nombreux à acheter dans l’échoppe de l’oncle, pour que ses manigances passent inaperçues.


    Comme il faut bien vivre, l’oncle Ahmed, commençait par multiplier par quatre le prix  concédé aux marocains, puis, l’air accablé, il acceptait les négociations.

« Trop cher, disait le touriste qui avait lu sur son guide qu’il fallait marchander pour ne pas vexer les commerçants du souk.

-  Comment ça, trop cher, répondait l’oncle Ahmed indigné, sur ma vie, une qualité de cuir comme ça c’est donné !

-  Allez, allez, vous allez bien me faire un petit rabais. »


L’Oncle Ahmed levait les bras au ciel, criait qu’on voulait sa mort, que c’était pourtant fini la colonisation, qu’on ne pouvait plus l’exploiter de cette façon.  Il vantait les broderies, l’épaisseur du cuir, les dessins finement ciselés, la couleur brillante.

« Ah non, c’est trop cher », répondait intraitable le touriste, à qui on ne la faisait pas. 

La moustache tremblante et l’œil farouche, l’oncle Ahmed acceptait de baisser de dix pour cent, protestant qu’il n’arriverait pas à nourrir sa famille ce mois ci, qu’il faudrait manger de la semoule sans viande et peut être même sans légumes.


Quand le touriste arrêtait son marchandage, l’oncle empochait les euros ou les dollars et rendait la monnaie en dirhams.

Évidemment, il ne les avait fait payer que trois fois le prix, mais Inch Allah, c’était la crise partout, et la fin de la saison s’annonçait prometteuse.


    Françoise et Marie avaient acheté une paire de babouches chacune, marchandant sans conviction les sacs assortis.

Ali avait fait un clin d’œil entendu à son oncle en désignant ses deux pigeonnes d’un coup de menton. Il se sentait tendu. Il fallait que l’oncle Ahmed soit convaincant.

Ahmed enveloppa leurs achats dans un grand papier, puis leur fit signe de le suivre dans l’arrière boutique.


« Mon neveu m’a dit que vous avez été bien gentilles avec lui, c’est rare d’avoir des femmes comme vous qui comprennent les marocains,  alors je vais vous faire un cadeau. Si, si, ça me fait plaisir. Choisissez chacune une paire de tongs à plateforme, je viens de les mettre au point, idéal pour le dos, ça repose des fatigues de la journée. Vous verrez, vous les porterez une heure et ce sera mieux qu’une nuit de sommeil. Vous allez rajeunir de dix ans. »

Françoise et Marie, ravies de cette attention particulière, choisirent les couleurs, mais manque de chance, il n’y avait que de petites ou de très grandes pointures dans la réserve.

« Ce n’est pas un problème dit l’oncle Ahmed, je vais les fabriquer ce soir et Ali vous les apportera demain, directement à l’aéroport. »


Les deux femmes remercièrent chaleureusement le marchand de babouches.

« C’est vraiment un homme qui porte en lui toute la générosité de l’Orient, dit Françoise

- Et quel talent pour créer ces babouches et ces sacs, renchérit Marie, c’est un artiste, on sent bien qu’il est porteur d’une tradition millénaire. »

Ali loua la générosité de son oncle, en se traitant in petto de tous les noms. Heureusement, ses deux pigeonnes ne se rendaient compte de rien.


    Le lendemain, il rejoignit le groupe à l’aéroport. On se serra les mains, on s’embrassa même, on promit de se revoir et Ali, le cœur serré,  remit à chacune un paquet avec les paires de tongs. Françoise et Marie se déclarèrent ravies.

« Ne les portez pas tout de suite, dit Ali, il faut que la colle sèche un peu. Attendez une semaine. »


Deux jours plus tard, Ali sonnait à l’interphone. Il entendit Françoise appeler joyeusement Marie.

« C’est Ali, c’est notre guide, montez vite jeune homme, nous sommes ravies de vous revoir. »

Ali serrait son paquet très fort contre lui. Jusque là, tout s’était bien passé, visiblement les deux femmes avaient passé la douane sans encombre. Il ne restait plus qu’à faire l’échange.

Il embrassa avec gratitude leurs joues un peu fripées mais douces comme le velours des gandouras de sa mère.

Il leur tendit le paquet qu’il avait apporté.

« Mon oncle vous prie de l’excuser. Il s’est rendu compte que la colle qu’il avait utilisée pour les tongs n’était pas de bonne qualité. Il vous en a cousu de plus belles, qui vont tenir cette fois, et il vous offre un sac en plus pour se faire pardonner. Si vous voulez bien me rendre les autres, comme il va faire un procès au marchand de colle, il lui faut des preuves. »

Il avait débité son message sans oser les regarder en face, et maintenant, il serrait sa tasse de thé qui lui  brûlait les doigts.


Le discours lui avait coûté, mais c’était la troisième fois qu’il le resservait avec succès. Les vieilles femmes n’auraient pas eu le temps d’essayer les tongs, et le sac en cadeau ferait taire les dernières hésitations.


« Ali, comme c’est gentil, il ne fallait pas te déranger. Françoise, où as-tu rangé les autres tongs ?

-Oh ! dit Françoise, la main sur la bouche. Mon pauvre Ali, je suis désolée, mais comme elles étaient effectivement décollées, je les ai apportées chez le cordonnier. »

Ali blêmit. On ne pouvait plus faire confiance à personne ! Il leur avait pourtant bien dit de ne pas les mettre avant une semaine, mais ces vieilles folles n’avaient rien écouté, et pour les récupérer chez le cordonnier, ça allait être coton !


« D’ailleurs, continua Françoise, le cordonnier s’est bien rendu compte qu’il y avait un problème de colle, il m’a dit de les jeter, qu’elles n’étaient pas réparables.

-Et vous les avez jetées ? S’étrangla Ali

-Oui, dans une poubelle, dans la rue. Je suis désolée pour votre oncle, c’était les seules preuves qu’il avait ? »


    Ali bredouilla quelques mots sans conviction. Comment récupérer les tongs ? Impossible ! Avec l’organisation sans faille de la récupération des déchets, elles devaient être parties en fumée dans l’incinérateur le plus proche. Maudits français et leur sens de l’organisation.

En raccompagnant Ali jusqu’à l’ascenseur, Françoise lui renouvela ses excuses. Elle était confuse. Si elle avait su que c’était aussi important, elle n’aurait jamais jeté les tongs.

« Et vous remercierez bien votre oncle pour ses cadeaux. C’est vraiment très commerçant. »


Ali était sonné. C’était douze mille euros qui venaient de disparaitre dans une poubelle. Plus encore, avec l’avance qu’il avait fallu donner au vendeur marocain.


« Pauvre garçon, dit Françoise en fermant la porte, il avait vraiment l’air déçu.

- Oui, ajouta Marie, il faut dire que ça fait une belle somme : si on compte trois cents grammes  par chaussure, à trente euros les trois grammes, ça fait………pas mal. »


Son regard se perdait dans la fumée de la cigarette qu’elle venait de se rouler.

« Surtout que c’est de la bonne, remarqua Françoise, vraiment, on peut faire confiance aux marocains pour la qualité de l’artisanat local. Ca me rappelle les années soixante-dix dans le Larzac, tu sais, quand on avait nos propres plants.

« Qu’est ce qu’on rigolait ! Tu te souviens, on dormait tous dans la même pièce pour se tenir chaud. On commençait la nuit sur un matelas, et on ne savait jamais à côté de qui on  allait la finir.

- C’était le bon temps. Heureusement que ton neveu est bavard comme une pie et qu’il nous a raconté cette enquête sur les trafics à Marrakech. C’est pas avec notre retraite qu’on pourrait s’approvisionner en France. 

- Oui, jamais il n’imaginerait que sa vieille tante se roule toujours des joints ! Et ce pauvre Ali avec ses cadeaux et son air déconfit !

- Il faut dire que nous avons l’air si respectables avec notre air niais et notre vue basse ! »


    Et les deux vieilles femmes éclatèrent de rire, enveloppées de volutes de fumée qui s’élevaient doucement vers le plafond.

 

 

 

 

                          lien avec ma (modeste) vie d'auteur

 

                                  

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Par Anne Chabanelle - Publié dans : ma (modeste) vie d'auteur
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