Partager l'article ! promenade dans le quartier de la Goutte d'Or, sur les traces des Kabyles, première partie: Promenade à Paris dans le quartier de la Goutte d'Or ...
Promenade à Paris dans le quartier de la Goutte d'Or
Sur les traces des Kabyles, première partie
Dans le cadre des trois jours « Bastringue à Château Rouge » manifestation organisée pour faire découvrir l’histoire du quartier de la Goutte d’Or, je suis allée me promener dans le quartier avec un guide de l’association
« Ca se visite », association qui a pour but de développer un tourisme solidaire et associatif.
Le thème de la visite était de découvrir les traces des Kabyles dans le quartier.
La Kabylie, située au sud est d’Alger, est une province montagneuse, qui a sa culture et sa langue spécifiques.
Le pays étant peu fertile, les colons français, hostiles à l’éducation des populations d’origine, s’y sont peu implantés.
Les « Hussards de la République », les instituteurs, ont succédé aux missionnaires chrétiens qui avaient ouvert les premières écoles.
Les Kabyles ont donc été plus scolarisés et plus imprégnés de culture française que le reste de l’Algérie.
L’économie locale de la Kabylie, essentiellement liée à la culture de l’olivier et aux productions de l’artisanat local, est mise en péril par l’exode rural. Le souhait de certains exilés est de faire revivre la Province, en développant le tourisme.
Le quartier de la Goutte d'Or, avant l'immigration kabyle
Avant d’être dans Paris, le quartier de la Goutte d’Or faisait partie du village de la Chapelle. On y trouvait essentiellement des vignes qui produisaient un vin blanc légèrement doré, qui a donné son nom au lieu.
La dernière maison de vigneron du quartier, rue Pierre l’Ermite
Vers 1830, les terres agricoles disparaissent, de grands chantiers s’organisent pour la transformation de Paris. Les chantiers ayant besoin de main d’œuvre, une population venue de la province, s’installe dans le quartier.
Ce sont essentiellement des hommes seuls, pour qui sont construits des logements de petite taille.
En 1859, Paris annexe les villages proches de la capitale, dont celui de la Chapelle.
Avec le développement du réseau de voies ferrées, les hommes viennent de plus en plus loin, de Belgique, d’Allemagne, puis arrive une population juive, russe et polonaise qui fuie les pogroms.
Pendant la première guerre mondiale, le gouvernement va chercher des travailleurs dans les colonies du Maghreb pour remplacer les hommes partis au front. D’autres vont renforcer les troupes françaises.
Cette immigration est ponctuelle, les hommes repartent après la guerre.
Vers 1920/1922, en raison de mauvaises récoltes en Algérie, la population immigre de nouveau en France et travaille sur les chantiers du métro et de la rénovation de l’urbanisation.
Cette population se fixe en France, prend de l’ampleur, remplace dans le quartier de la Goutte d’Or les italiens et les juifs de l’est.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||