Mardi 13 octobre 2009
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Mardi 13 octobre Promenade au
ciné
Mères et filles, avec Catherine Deneuve, Marina Hands, Marie-Josée Croze
J'ai aimé ce film qui pose des questions mais ne donne pas de réponses et nous renvoie à nos propres vies.
Après le café psycho sur les relations mères-filles, je m'étais dit que ce serait une façon ludique de continuer la
réfléxion.
Trois générations de femmes, mais une même question: comment être femme et mère en même temps?
Et en face, trois générations d'hommes: comment trouver sa place d'homme, de mari, de père, dans un monde dont les repères bougent sans cesse, face à des femmes qui ne savent plus où elles en
sont.
La grand mère, qui vivait en un temps pas si lointain, où les femmes devaient avoir l'autorisation de leur mari pour ouvrir un compte en banque et pour avoir le droit de travailler,(
l'autorisation du mari n'est plus nécessaire seulement depuis 1965) demande peu de chose: juste ne plus être enfermée dans une maison où elle étouffe, pouvoir comme les femmes
de sa famille l'ont fait avant elle, avoir une place de travailleuse dans la société.
Face à elle, un mari qui ne se sent homme que si sa femme ne vit que pour son plaisir, pour réaliser ses désirs: une jolie maison, une jolie femme, des enfants qui la maintiennent emprisonnée à
la maison. Quand elle décide de le quitter, et qu'elle n'est plus là pour faire miroir de sa réussite d'homme, c'est insupportable.
La mère, qui elle, a pu étudier comme le souhaitait sa propre mère, est devenue médecin. Mais elle ne parvient pas à être mère vis à vis de sa fille, si ce n'est dans la critique permanente, dans
l'agressivité et le non dit. On sent qu'elle aime sa fille, mais ne sait pas le montrer.
Face à elle, un mari qui assumé la fonction maternante, sans en avoir de reconnaissance, qui est attentif aux autres, aimant, et qui a bien du mal à exister face au reste de la famille.
La fille, qui n'a pas réussi à échapper aux poids des secrets de famille, bien qu'elle ait traversé l'Atlantique pour aller vivre au Canada.
Elle va peut être devenir mère à son tour, si elle décide de garder l'enfant.
Elle est celle qui va lever le secret, qui va bouleverser les places de chacun.
Elle ne sait pas comment être femme, ni comment être mère.
Elle semble bloquée dans sa place de fille qui ne sait pas grandir.
Face à elle, un homme qui n'avait pas prévu d'être père, mais qui finalement est prêt à le devenir si la mère lui laisse prendre cette place. Mais lui ne se sent pas capable
d'être un mari dans la vie de la mère.
Tout ce petit monde se croise, se heurte, s'évite,.....jusqu'à la révélation finale qui va faire bouger les certitudes.
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Par Anne Chabanelle
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Mardi 21 juillet 2009
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mardi 21 juillet
2009 Promenade au ciné
"Tellement proches", de Eric Toledano et Olivier Nakache
avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré, François-Xavier Demaison,.....
Enfin une comédie française pas nunuche, pas binaire, et qui ne se termine pas si bien que ça! Mi figue, mi raisin, disons!
C'est l'histoire d'une famille et belle famille où chacun tente de jouer le rôle qui correspond à ce qu'ils pensent de la perfection et qui disjonctent presque tous.
Il y a celui qui voulait être célèbre, et qui n'est qu'un sale gosse qui ne parvient pas à être adulte, l'avocat commis d'office qui voulait plaider de grandes causes et qui finit dans de petits
traffics de produits tombés du camion, la mère qui est prête à se convertir au judaïsme et à devenir plus juive que les juives, pour que sa fille aille à l'école juive qui a de meilleurs
résultats que les autres écoles, la soeur qui veut absolument un enfant et qui est prête à sauter sur le premier venu, le grand père qui veut séduire et se met une perruque et de fausses
pellicules sur les épaules pour faire plus vrai.
Bref, une famille de cinglés en tous genres, qui ne se supportent pas, mais s'aiment malgré tout et se retrouvent unis dans les coups durs.
J'ai vraiment ri,ce qui m'arrive rarement devant un film français, et en même temps un film qui donne à penser après, sur la force des relations familiales, aussi difficiles et destructrices
soient elles.
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Par Anne Chabanelle
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Mercredi 27 mai 2009
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mercredi 27 mai Promenade au cinéma, avec Cécile de France
Soeur Sourire
Je sors du cinéma une petite larme à l'oeil, et je dois avouer que je me suis laissée cueillir par l'émotion, alors que je ne m'y attendais pas.
J'avais choisi ce film pour retrouver le "Dominique, nique , nique,..." braillé avec enthousiasme sur les chemins de la promenade, quand j'étais en colonie de vacances chez les soeurs. On chantait
sans y voir malice d'ailleurs, NTM n'existait pas en ce temps là.
J'y suis allée pour reprendre un petit coup de parfum d'autrefois et ça a été un grand coup de vent.
Tout au début du film, j'étais hypnotisée par les lunettes de Jeannine Deckers... Je les connaissais bien, ce sont celles de la sécurité sociale! J'avais les mêmes! Elle a duré longtemps cette mode
là, à la sécurité sociale!
Et la coupe de cheveux, très courte, qui lui donne un faux air de garçon et un air de vrai mocheté. Celle-là aussi, j'ai eu la même!
Puis, pour Jeannine Deckers, l'univers de petits commerçants dans lequel elle ne trouve pas sa place, la promiscuité qui enseigne le dégoût des corps.
L'impression d'être un oeuf de coucou, et le désir d'un ailleurs, sans savoir ce que peut être cet ailleurs: l'Afrique? Les cours de dessin?
Ce sera le couvent, pour échapper au désir de la mère qui veut son bonheur et surtout sa sécurité, mais qui sait si mal le dire.....
Le père lui non plus, ne sait pas lui dire qu'il l'aime, qu'elle est belle, qu'elle peut vivre ses rêves.
Et qu'il est drôle ce pauvre Pierre, en amoureux transi, du genre à apporter des bonbons parce que les fleurs c'est périssable..... et à qui elle roule le patin de l'année avant de partir au
couvent, juste pour savoir quel effet ça peut faire.
Là, le film manque quelque chose, cet élan spirituel que le cinéma ne sait pas filmer.
Puis , un peu par hasard, arrive le succès.Les cathos ont flairé le filon juteux, en voilà une qui va remplir les caisses de l'Eglise! et puis c'est bien pratique le voeu de pauvreté: on partage
entre l'Eglise et le producteur.
Un jour pourtant, la marionnette s'échappe de son couvent, mais bizness is bizness! La réalité lui revient très vite dans la figure, plus possible d'utiliser le nom de Soeur Sourire!
Et quand, dans une chanson, elle fait l'apologie de la pillule contraceptive, l'Eglise Catholique utilise son influence pour vider les salles.
(Ca c'est une chanson qui n'était pas arrivée jusqu'à mes colonies de vacances!)
C'est Cécile de France qui interprète les chansons de Soeur Sourire, mais pourtant, un instant, au moment de la retraite des jeunes filles, j'ai cru entendre le vrai timbre de Soeur Sourire.
Illusion? Fusion entre la commédienne et son personnage?
Le film est un peu gauche, beaucoup dans la narration, un peu de bric et de broc comme le personnage de Jeannine Deckers, mais c'est un film porté par l'enthousiasme et la foi de Cécile
de France, et qui m'a bouleversée.
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Par Anne Chabanelle
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Mercredi 6 mai 2009
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Mardi 28 mai ciné,
« Coco avant Chanel »
Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde
Joli film, lent et plein de charme, sur la vie de Coco Chanel avant qu’elle ne
devienne célèbre.
Ce sont des moments choisis, il manque des personnes de la vie de Chanel dans
cette histoire, mais un film bien agréable.
Par Anne Chabanelle
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Lundi 4 mai 2009
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Vendredi 10 avril 2009
Promenade à Paris,
cinéma : Duplicity, avec Julia Roberts
On m’avait prévenue : pas possible de faire un petit somme entre deux
scènes dans ce film, sinon on ne comprend plus rien.
Ce qui m’a inquiété au début, c’est que je ne dormais pas ….mais que je ne comprenais rien du tout….
Le film est construit, avec des flash-back successifs, qui remontent peu à peu le temps, pour rejoindre l’action au présent et l’éclairer. Donc, il faut suivre !!
Je ne suis pas une fan de films d’action, mais je dois dire que là, je me suis laissée embarquer, jusqu’à la
chute finale, où finalement, je crois que j’ai tout compris, ouffffff !!
Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais un gentil film de distraction bien ficelé.
Par Anne Chabanelle
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